L’Université de Montréal a accepté mon esquisse de projet de recherche et ma candidature à la Maîtrise en théologie (option Études bibliques). Fondée en 1878, cette maison d’enseignement supérieur et de recherche est aujourd’hui la deuxième en importance au Canada, la première au Québec, et l’une des principales en Amérique du Nord. J’ai l’intention d’y consacrer toutes mes énergies afin de présenter un travail de qualité, honnête et rigoureux.
Peu avant de publier Quiproquo sur Dieu, j’avais approché quelques spécialistes du Moyen-Orient pour leur parler de mes travaux. Comme mon sujet traitait de la Bible, un professeur d’histoire de l’Université du Québec m’avait tout de suite prévenu : « Ce n’est pas notre domaine, je vais vous mettre en contact avec la Faculté de Théologie de l’Université de Montréal ». Malheureusement, les personnes contactées dans ce département m’ont vite fait comprendre qu’elles ne percevaient aucune valeur scientifique dans mes recherches. Déçu par ce manque d’ouverture et de curiosité, j’ai décidé quand même d’aller de l’avant et de publier. C’est plus tard que je me suis inscrit comme étudiant libre à un cours d’interprétation théologique et biblique ainsi qu’un cours d’hébreu. L’un de mes professeurs, spécialiste du Pentateuque et de l’histoire biblique, avait pris connaissance de mon ouvrage. Désirant éviter toute friction, j’ai évité d’aborder le sujet durant ses cours. En fin de session, je lui ai demandé de me rencontrer pour lui parler « d’un projet qui me tenait à cœur ». Il a généreusement accepté, mais quand je me suis présenté à son bureau, il m’a lancé tout de go « J’espère que vous n’êtes pas venu ici me parler de votre livre ». Comme je répondais par l’affirmative, il me dit : « Tous les spécialistes s’entendent pour dire que le récit biblique n’a pu être rédigé avant le VIe siècle. Vos affirmations sont sans fondements et les liens que vous établissez avec le Bronze moyen et Hammourabi relèvent de la fiction. Bref, « vous marchez sur des œufs avec des clous dans les pieds! ».
Lorsque je lui ai dit que le Bronze moyen et les liens avec Hammourabi étaient plutôt accessoires dans ma thèse, l’incrédulité a fait place à la surprise. Il était en effet resté sur l’impression que mon livre tout entier reposait sur cette démonstration. « C’est vrai, lui ai-je dit, mais ce qui m’intéresse davantage, c’est l’analyse du récit abrahamique, car je suis persuadé qu’il relève d’un véritable traité historique qui visait à l’origine à établir un gouverneur (en l’occurrence Abraham) dans la région de Canaan afin d’en assurer le contrôle. La ville de Sodome apparait dès lors comme le centre de résistance qui rejette cette autorité et qu’il faut mater. » Après quelques instants de réflexion, il semblait rassuré et lança « Si c’est l’étude synchronique du texte hébraïque qui vous intéresse, je n’y vois aucune objection; cela pourrait même être intéressant. Par contre, si vous cherchez à vous lancer dans une analyse diachronique ou historico-critique, il est clair que je ne vous suivrai pas dans cette voie. »
Cette première ouverture d’esprit m’est apparue comme une bouffée d’air frais. Je sais que la ligne sera mince et que je devrai faire preuve d’une certaine retenue dans mes idées les plus controversées. Par contre, je possède mon sujet et suis confiant de parvenir à une démonstration efficace. C’est pourquoi je suis enthousiaste à l’idée d’aborder cette question à l’intérieur d’un cadre universitaire rigoureux, critique et stimulant. J’aurai le plaisir d’y côtoyer de véritables experts et de débattre de mes idées qui pourront enfin être jugées en fonction de leur valeur intrinsèque.














11 août 2011
bernardlamborelle 
Le 17 mai, c’est la
Mais plus le temps passe et plus la position des minimalistes se fragilise. Le dernier article du Biblical Archelogy Review intitulé «
Je viens de terminer le cours d’hébreu biblique à la Faculté de Théologie de l’Université de Montréal. Voilà qui aura consommé tous mes temps libres depuis l’automne dernier. Pourquoi l’hébreu? Parce que les plus vieux textes bibliques connus sont écrits en hébreu. Le Codex de Leningrad date de 1009 EC. C’est le seul manuscrit complet de l’Ancien Testament que l’on possède. Il sert de base pour les traductions de l’Ancien Testament.




