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Archives pour mai 2009

Rarement un symbole religieux aura soulevé autant les passions que le port du voile. Pas surprenant : il s’agit d’un signe extérieur très visible aux messages paradoxaux.

En justifiant cette pratique séculaire par leurs convictions religieuses, ses partisans opposent une fin de non-recevoir à toute argumentation logique qui vise à la condamner.

Il faut reconnaître qu’en Occident, un nombre croissant de femmes musulmanes voient dans le port du voile un symbole d’émancipation, d’appartenance culturelle et d’affirmation de leur foi.  Elles revendiquent le droit d’afficher leurs convictions, tout en exprimant dans la foulée, consciemment ou non, un rejet des valeurs occidentales. 

Là où le bât blesse, c’est que dans bien des pays islamiques, le port du voile n’a pas du tout le même sens. Il s’agit au contraire d’un symbole qui opprime, restreint et viole le droit des femmes. Imposé par une doctrine misogyne intolérante, il s’appuie sur des préceptes archaïques qui nient aux femmes le droit à l’émancipation. 

Mais à quelle catégorie la femme voilée québécoise appartient-elle? Se sent-elle opprimée ou libérée?

Et c’est bien là le nœud du problème. En défendant le port du voile comme un droit fondamental, les musulmanes québécoises appuyées par  le mouvement de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) mêlent les cartes et jouent le dangereux jeu des islamistes. Sans le vouloir, elles entretiennent la confusion et offrent aux intégristes de tout acabit le cadre idéal dans lequel ils peuvent poursuivre en toute impunité leur campagne de répression, de dénigrement et de violence.  

Mais on ne peut ignorer le drame humain et social qui se joue dans ces pays arabes. Des femmes militantes y mettent quotidiennement leur vie en danger pour réclamer et défendre leurs droits. Elles ont bien besoin de notre aide.

Tant que les mouvements féministes réclameront ce droit au nom d’une vague liberté, il demeurera difficile de s’opposer au port du voile. Une majorité d’organisations et de partis politiques n’oseront se prononcer dans la peur de perdre quelques voix ou d’être perçus comme intolérants ou xénophobes.

Mais n’oublions pas que la liberté des unes ne devrait jamais se revendiquer au détriment de celle des autres. Il appartient donc aux femmes musulmanes du Québec de prendre clairement position et de rejeter d’elles-mêmes le port du voile en guise de solidarité avec leurs consœurs de l’étranger victimes des intégristes, car en portant le voile pour revendiquer leur cause, ne se rendent-elles pas indirectement coupable de non-assistance à personne en danger?

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Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. Dans le contexte religieux, l’homophobie trouve sa source historique dans le Chapitre 19 du récit de la Genèse lorsque Dieu détruit Sodome sous prétexte que ses habitants s’adonnent à l’homosexualité (d’où l’origine du mot « sodomiser »).

Bien que notre société ait grandement évolué, beaucoup d’homosexuels subissent encore les violences de concitoyens intolérants qui s’appuient largement sur les Écrits bibliques pour les humilier et les condamner.¹ Quant aux homosexuels croyants, ils vivent toujours leur foi avec un sentiment de culpabilité.

Quiproquo sur Dieu rétablit enfin les faits. Cet essai historique apporte un éclairage nouveau sur le sujet en donnant son vrai sens à l’histoire de Sodome. La Bible nous apprend que cette ville est « attaquée » à deux reprises : d’abord par quatre rois venus mater ses citoyens et plus tard par « Dieu ».

Le récit de la première attaque peut se résumer ainsi (voir Gn 14) :

Au terme d’une servitude de douze ans imposée par un roi lointain, les citoyens de Sodome se révoltent. Trois autres rois viennent lui prêter main-forte pour les mâter et faire un exemple : ils pillent la ville et s’enfuient avec ses habitants dont fait partie Lot, le neveu d’Abraham. En apprenant que ce dernier a été fait captif, Abraham se lance à leurs trousses, les défait et récupère le butin volé et les personnes.

On s’attendrait à ce que les quatre rois cherchent à se venger, mais contre toute attente, selon l’interprétation classique, c’est « Dieu » qui détruit la ville sous prétexte que ses lois ne sont pas respectées. Et il aura préalablement pris soin de faire Alliance avec Abraham (Gn 15).

Pourquoi « Dieu » paraît-il aussi partial? Car si les gens de Sodome refusent de se soumettre, le reste du récit démontre qu’ils savent témoigner de la gratitude envers Abraham. Celui-ci cherche même à raisonner « Dieu » pour qu’il les épargne.

Dans Quiproquo sur Dieu, j’avance, preuves à l’appui, que Sodome n’a pas été détruite par « la foudre de Dieu » mais par un roi intransigeant qui voulait faire un exemple de cette ville rebelle.

Dans ce contexte, le récit de la deuxième attaque contre Sodome (Gn 19) doit plutôt être interprété comme suit :

Excédés par cette autorité étrangère, les habitants de Sodome refusent de s’y soumettre. Ils cherchent à la défier et à lui envoyer un message clair. C’est donc pour leur faire ressentir l’humiliation de la soumission qu’ils vivent quotidiennement que les habitants en colère choisissent de « sodomiser » les représentants du pouvoir central venus les menacer de les punir.²

Insultés au plus haut point par cet affront, les messagers font part à leur maître de l’état de révolte de la population. Constatant qu’il sera impossible de mater ce début de rébellion, le roi comprend qu’il doit intervenir avec force pour l’exemple : il presse Lot, le neveu d’Abraham, de partir avec sa famille et détruit la ville sans autre forme de procès.

Voilà qui est nettement plus réaliste!³  C’est donc à partir d’une mauvaise interprétation des textes anciens,  - où l’on aura confondu les notions de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » - que les croyants auront attribué à « Dieu » la condamnation de l’homosexualité.

Contrairement à l’interprétation théologique classique, la destruction de Sodome n’a donc rien à voir avec la condamnation de la pratique de l’homosexualité ou de la recherche du plaisir charnel. De plus, elle n’est pas l’œuvre de Dieu, mais bien celle du roi Hammourabi, tel que démontré au terme d’une enquête historique rigoureuse.

Dépourvu de tout fondement religieux, l’homophobie apparaît enfin pour ce qu’elle a toujours été : un réflexe primitif de rejet alimenté par l’ignorance qui ne vise qu’à brimer le droit de l’autre à la différence.

Il est grand temps de redonner ses lettres de noblesse à la ville de Sodome, à ses habitants ainsi qu’à tous les gais et lesbiennes de la terre!

Cet article est dédié à Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, ces deux adolescents iraniens de la province du Khuzestan, qui ont été pendus publiquement sur la place de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, le 19 juillet 2005.

¹ Selon Statistique Canada, le taux de violence subie par les gais et les lesbiennes (242 incidents pour 1 000 habitants) est environ 2,5 fois plus élevé que celle subie par les hétérosexuels (99 incidents pour 1 000 habitants). Quant aux bisexuels, il est 4 fois supérieur (415 incidents de pour 1 000 habitants) à celui des hétérosexuels.

² Dans la Bible, ces représentants sont des « anges ». Mais ce terme vient du grec « αγγελος » qui signifie « qui fait office de messager ». Le Pentateuque ne fait aucune mention des ailes qui leur ont été rajoutées bien plus tard. Voir : La Civiltà Cattolica, 3795-3796, 2-16 Août 2008, pp. 327-328

³ J’invite tous les sceptiques à se procurer mon livre pour une démonstration complète!

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Plus de trois milliards de croyants reconnaissent en Abraham le père fondateur des religions juives, chrétiennes et islamiques. En effet, on nous apprend depuis toujours qu’il a conclu une Alliance avec Dieu en échange de la « terre promise ». Après six ans de recherche, j’ai accumulé les preuves qui témoignent d’un terrible quiproquo : le « Seigneur » d’Abraham n’était pas un être divin mais bien un roi puissant de l’Antiquité!

J’ai longtemps résisté à la tentation d’en parler avant publication, car la « chose » paraissait si énorme que, sans pouvoir avancer de « preuves » substantielles, j’étais sûr de me retrouver dans une position insoutenable où j’aurais perdu toute crédibilité.

Mais Quiproquo sur Dieu étant enfin disponible en librairie, je me sens libre à présent d’en parler et d’en faire la promotion. Contrairement au Code Da Vinci de Dan Brown, il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction. Les preuves que j’avance sont solides et reposent sur trois démonstrations implacables : logique, chronologique et dendrochronologique. 

La preuve logique découle d’une analyse rigoureuse des écrits et de l’interprétation contextuelle d’une époque où les notions mêmes de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » étaient floues. Elle permet d’élucider un certain nombre de paradoxes. C’est ainsi que je démontre que les musulmans ont raison lorsqu’ils affirment qu’Ismaël, et non Isaac, est le fils qu’on demande à Abraham de sacrifier.

La preuve chronologique permet de situer les évènements bibliques dans un contexte historique. C’est ainsi que la durée de vie extraordinaire des Patriarches s’explique tout simplement par une erreur d’interprétation. En effet, comme les Babyloniens utilisaient la base 60 pour leurs calculs, toutes les dates de la Bible se transposent dans le système décimal actuellement en usage. Une chimie étonnante s’opère alors et le récit biblique trouve une correspondance parfaite avec l’histoire de la région. Il devient dès lors possible d’identifier le véritable « seigneur » d’Abraham.

Pour sa part, la preuve dendrochronologique s’appuie sur une science qui permet de connaître le climat d’une région en fonction de l’analyse des taux de croissance de ses arbres calculés sur leur section. Compilées par l’Université Cornell, les données recueillies sur de vieilles poutres retrouvées dans la région de Canaan m’ont permis de situer les deux famines rapportées dans la Bible : lorsqu’Abraham arrive en Canaan et deux générations plus tard, lorsque Joseph est en Égypte. Et comme par magie, la correspondance est parfaite avec les preuves logique et chronologique.

Non seulement la précision des données surprend, mais la cohérence de l’ensemble est saisissante. C’est pourquoi je suis persuadé que ce livre aura l’effet d’une « bombe » dans les milieux religieux et académiques.

Si vous avez été séduit par le Code Da Vinci, vous allez être renversé par Quiproquo sur Dieu!

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Le lancement du livre a eu lieu ce lundi 4 mai dans les locaux de la superbe lunetterie Georges Laoun, située au sein du Musée des Beaux Arts de Montréal, rue Sherbrooke. L’endroit était fort approprié compte tenu du fait que le livre propose une « relecture » du récit des Patriarches. De nouvelles lunettes étaient donc de mises!

Le lancement a été un franc succès. Plus d’une soixantaine d’invités nous ont honoré de leur présence pour célébrer ce moment. Je tiens particulièrement à remercier la famille Laoun pour sa grande générosité, monsieur John Fossey, Conservateur - archéologie (cultures anciennes) pour son mot de bienvenue ainsi que monsieur Francis Mailloux pour nous avoir généreusement prêté quelques pièces de la collection du Musée des Beaux Arts de Montréal qui ont  contribué à créer l’ambiance historique.

Si l’énergie positive ressentie tout au long de la soirée se maintient, tous les espoirs sont permis.

On peut se procurer QSD chez tous les bons libraires ou en ligne sur BlogAuteurs!

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