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Découverte d’un code de loi vieux de 3,700 ans en Israël: Le professeur Wayne Horowitz de l’Institut d’archéologie de l’Université hébraïque déclare que cette dernière trouvaille ouvre une piste intéressante pour complément d’enquête éventuelle d’un lien entre la loi biblique et le Code d’Hammourabi.
Tiens donc… voilà encore une découverte qui donne de la crédibilité à la thèse développée dans Quiproquo sur Dieu. C’est certes encourageant, mais combien de temps ces éminents spécialistes vont-ils refuser de regarder la réalité en face? Ce n’est évidemment pas avec “Dieu” qu’Abraham a établit son alliance, mais avec Hammourabi!

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Dès que l’on accepte l’idée que Abraham n’était qu’un des vassaux de Hammourabi, il convient de se questionner sur le rôle historique des Isaac, Jacob, Joseph, etc. On sait que Joseph joua un rôle prépondérant en Égypte et qu’après quelques mésaventures, cet humble Bédouin devint presque aussi important que le Pharaon d’Égypte (Gn 41:40). Peut-on y voir autre chose que l’histoire fantastique et la bénédiction divine d’un homme « exceptionnel »?
On sait que bien des mythes trouvent leur origine dans une réalité historique déformée. Grâce à des preuves chronologiques, climatologiques et anthroponymiques, je démontre dans mon essai que les descendants d’Abraham étaient probablement liés aux fameux Hyksôs. Ces derniers sont des Sémites qui ont établi leur capitale à Avaris dans le Delta du Nil et dominé l’Égypte durant la Deuxième Période Intermédiaire. Malheureusement, les Égyptiens ont détruit presque tous les vestiges de ce passé peu glorieux. Nous ne connaissons donc ces Hyksôs que par des bribes d’informations, dont le nom de leurs rois : Salatis, Yakub-her, Sheshi, Khyan, Apepi et Khamoudi.
Je ne suis pas le premier à tenter un rapprochement. Depuis Joseph Flavius, célèbre historien du 1er siècle EC, nombreux sont ceux qui ont cru voir en Yakub-her, le Jacob biblique. Toutefois, le manque de preuve et le fait que l’image du conquérant Hyksôs ne correspond tout à fait à celle que l’on se fait du patriarche biblique a eu raison des plus optimistes. Pourtant, dès que l’on comprend que le récit d’Abraham n’était pas à l’origine celui d’une Alliance divine, mais bien celui d’un traité conclut avec le roi Hammourabi de Babylone, l’affaire devient beaucoup plus plausible et l’origine probable du mythe entourant ces personnages légendaires. Dès que l’on rectifie les chronologies bibliques, on s’aperçoit qu’elles correspondent parfaitement avec le règne des rois Hyksôs dont la prise de pouvoir coïncide avec la plus grande catastrophe climatologique qu’ait connu la terre - l’éruption du mont Santorini - qui elle-même engendra une sécheresse digne de celle dont parle la Bible… Si les archéologues n’ont pas encore compris comment les Hyksôs se sont emparés de l’Égypte « en douceur » c’est peut-être que les Égyptiens affamés ont échangé leur terre pour de la nourriture, exactement comme la Bible raconte l’histoire de Joseph…
C’est ainsi que j’arrive aux rapprochements suivants (voir Quiproquo sur Dieu pp. 167-224):
Isaac = Salatis
Jacob = Yakub-her
Esaü = Sheshi
Joseph = Khyan-Seth
Manasseh = Yanassi
Epraïm = Apepi-Ré (ïm)
Ezer = Âa-ouser-Ré
Shemida = Khamoudi
Quelques historiens se sont quand même fait les gorges chaudes en prétendant que l’archéologie ne m’autorisait pas à établir de liens entre la ville de Babylone en Mésopotamie et celle d’Avaris dans la région éloignée du Delta… Or, depuis la publication de mon livre, une équipe d’archéologues autrichiens a retrouvé un sceau royal dans le Delta égyptien qui témoigne bel et bien de liens diplomatiques entre Hammourabi et les Hyksos. Le Dr Manfred Bietak, chef de mission, explique que cette découverte pourrait bien avoir des répercussions importantes sur notre compréhension de l’histoire: «Ils sont la preuve que les Hyksos entretenaient des liens diplomatiques et des relations avec le Proche-Orient jusqu’au sud de la Mésopotamie », dit-il.
Par ailleurs, voilà à peine quelques jours, une autre équipe d’archéologues autrichiens annonçait avoir localisé par radar la ville d’Avaris, la capitale des Hyksôs. Avec un peu de chance, ils découvriront les preuves qui viendront confirmer (ou infirmer) les liens que je propose entre les descendants d’Abraham et ces fameux Hyksôs. Mais il nous faudra encore être patients…
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On sait combien la promiscuité est fortement réprimée dans les milieux conservateurs islamistes. Mais comme le veut le dicton: chassez le naturel et il revient au galop! Il ne faut donc pas s’étonner qu’une telle répression engendre des comportements pathologiques qui trop souvent mènent à la violence… et quelques fois au ridicule.
C’est ainsi que le très sérieux et très respecté imam Izzat Attiyah, directeur du département des études du Hadith à l’université islamique d’Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite en Égypte, a autorisé dans une récente fatwa qu’« une femme puisse allaiter son collègue à cinq reprises afin de nouer avec lui une relation de sein »
 Le lait miraculeux de la Vierge (c) Bettina Rheims
Cette fatwa n’est pas une rigolade, car elle s’inspire directement de l’enseignement du Prophète Mahomet, Dieu le bénisse. En effet, le brave homme avait interdit à ses femmes de se retrouver en présence de tout homme étranger. Un jour, probablement pris à son propre jeu, il suggéra l’idée saugrenue qu’un homme adulte puisse prendre le sein d’une femme afin « d’entrer » dans sa famille. Après la mort du Prophète, sa femme Aïcha exigeait que « tout homme désirant la rencontrer devait téter ses cousines et ses nièces, avant d’accéder à sa tente ». On imagine la file…
Ces jours-ci, d’éminents spécialistes du monde arabo-musulmans débâtent de la pertinence de la chose. Comme on ne rigole pas avec les paroles du Prophète, on s’interroge sur la forme plutôt que sur le fond : faut-il s’y pencher et s’abreuver à la source encore tiède, ou faut-il plutôt tremper ses lèvres dans une coupe où l’on aura préalablement recueillît le précieux liquide? Et que faire lorsque le sein est à sec?
Voilà qui serait bien risible si ces odieux personnages n’étaient pas également responsables de l’application d’autres fatwas qui bafouent les droits les plus élémentaires de femmes-objets par des pratiquent débilitantes comme l’isolement physique, le mariage arrangé et l’ablation du clitoris.
Comme quoi même l’absurde et l’ignoble deviennent « normal » lorsqu’avalisés par les biens pensants. Cela me fait penser à l’excellent conte d’Hans Christian Andersen, Les Habits neufs de l’empereur…
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Connaissez-vous une seule personne qui soit pro-avortement? Moi pas. En fait, personne ne milite « en faveur » de l’avortement. C’est toujours une décision douloureuse et un terrible drame humain et émotionnel pour celles (et ceux) qui ont à le vivre. Et même si je ne considère pas que l’avortement soit une solution idéale, je crois profondément au respect des libertés fondamentales et suis foncièrement pro-choix. Je veux que mes filles, mes amies et toutes les femmes qui en éprouvent le besoin puissent continuer à choisir elles mêmes s’il convient ou non de mettre un terme à une grossesse non désirée. Je ne veux pas que quelqu’un d’autre - le Premier ministre Harper, le Cardinal Ouellet ou un groupe de pression - ne contrôle leur corps.
Faut-il rappeler que moins d’une femme sur deux dans le monde peut se prévaloir d’un avortement sécuritaire et sans contraintes? Pour une sur trois, il n’est autorisé qu’en cas de viol ou si la santé de la mère est menacée. Pour toutes les autres, soit le quart d’entre elles, il est carrément interdit. Mais ne nous leurrons pas, nombreuses sont celles qui choisissent de se faire charcuter à l’aide de broches à tricoter ou d’un cintre tant elles sont désespérées…

En affirmant que même le viol ne devrait pas servir d’excuse, le Cardinal assume au moins ses convictions. Mais n’est-il pas paradoxal que certains États acceptent l’avortement dans les cas viol? Ne se rendent-ils pas automatiquement coupable de « viol collectif » dans les autres cas? Sinon, comment qualifier l’usage abusif de la force pour contraindre une mère à subir une grossesse qu’elle ne désire pas?
Pour justifier leur position, les militants pro-vies argumentent que la vie humaine débute à l’instant de la fécondation. Pourtant, le spermatozoïde et l’œuf sont déjà très en vie. Et, s’il est indéniable qu’une autre « forme » de vie se met en marche au moment de la fécondation, leur raisonnement est incomplet, car l’avortement ne permet pas tant d’enlever la vie que de l’interrompre. En effet, le fœtus n’est qu’un être humain en devenir. Il n’en a encore ni la conscience, ni l’expérience. Or, on ne peut enlever que ce que l’on a déjà possédé…
Si les pro-vie cherchent tant à restreindre le libre choix pour imposer leur morale, ne serait-ce pas plutôt qu’ils cherchent à sauver l’âme de ce fœtus? Mais alors, il importe de se questionner sur ce qu’est l’âme? Ce mot provient du latin anima qui a donné « animé », « animation », « animal ». Les émotions qui y sont rattachées et l’importance qu’on lui accorde varient largement en fonction de la culture et des croyances religieuses. Pour les philosophes grecs qui cherchent à comprendre le monde, l’âme, c’est l’esprit qui anime la matière. Si elle est immortelle pour les monothéistes, elle ne l’est pas pour les bouddhistes et les athées, pour qui l’âme ne survit pas à la mort.
En démontrant plus de compassion pour le fœtus à naître que pour la mère qui le porte, les lobbys pro-vie cherchent de toute évidence à imposer certaines valeurs à l’ensemble de la population. Malgré leur appellation trompeuse, c’est bien davantage leurs convictions religieuses que la vie qu’ils cherchent à défendre.
Comment réagirait le Cardinal si les islamistes lui imposaient le Coran et la charia? Car sur le fond, le même problème se pose, soit celui de l’imposition d’une vision différente de ce qu’est la vie et la finalité divine par la menace ou la contrainte.
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Le 4 mai 2009, une soixantaine de personnes se réunissaient pour le lancement de Quiproquo sur Dieu à l’élégante lunetterie Georges Laoun du Musée des Beaux Arts de Montréal. Il y avait de la magie dans l’air! J’étais convaincu qu’un essai historique proposant une relecture des textes et démontrant, preuves à l’appui, que ce n’est sans doute pas avec un être divin qu’Abraham avait conclu sa célèbre Alliance, mais avec un roi de l’Antiquité, ne manquerait pas d’éveiller la curiosité et l’intérêt de quelques médias.
Mais un an après avoir remué ciel et terre et expédié livres et dossiers de presse tous azimuts, force est de constater que très peu de journalistes ont fait mention du livre. Serait-ce l’expression d’un manque d’intérêt pour le sujet? Sur réception du livre, par exemple, Pierre Foglia m’a envoyé paître d’un ton grognon : « … vous n’imaginez pas comme je me soucie peu d’élucider la véritable identité du seigneur d’Abraham »!
Pourtant, avec les trois milliards d’adeptes que comptent les religions monothéistes, personne ne contestera que la remise en question de celui qu’on nomme « Dieu » ne soit pas une nouvelle significative ou d’actualité. Il suffit de penser à la situation au Proche Orient ou plus près de chez nous aux débats entourant les accommodements raisonnables, la charte de laïcité ainsi que les cours d’éthique et de religion pour comprendre que ces débats bénéficieraient grandement d’un nouvel éclairage sur l’origine de ces religions.
Une argumentation trop faible ou une écriture indigeste aurait pu rebuter les lecteurs. Mais les commentaires reçus dépassent les attentes. Certains lecteurs vont jusqu’à comparer l’ouvrage aux travaux de Galilée, Darwin et Durkheim.
Jacques Godbout met-il le doigt sur une partie du problème lorsqu’il écrit : « C‘est aussi une thèse qui va choquer et peu de médias oseront y faire allusion ». Pourtant, ces mêmes médias se régalent des histoires de pédophiles qui affligent l’Église.
Reste l’épineuse question de la crédibilité. N’étant ni historien, ni théologien, je n’ai en effet aucune lettre de créance dans le domaine de l’étude des textes bibliques. Le scepticisme est donc de mise. En effet, comment un illustre inconnu pourrait-il parvenir à résoudre pareille énigme? En ce sens, je me perçois un peu comme l’autodidacte Ben Weider défendant sa thèse sur l’assassinat de Napoléon devant des historiens incrédules. Et si je m’étais assez bien préparé à essuyer les critiques les plus vives, j’avoue candidement ne pas m’être attendu à l’indifférence, et ce, même si mon éditrice et d’autres personnes du milieu m’avaient prévenu : il faudra de la patience et du temps! Je croyais naïvement que la curiosité pousserait quelques chroniqueurs à s’enquérir de mes travaux et que, bon an, mal an, on finirait par en parler. S’ils sont restés muets, je crois que c’est parce qu’ils attendent le signal d’un spécialiste reconnu. En effet, nombre d’entre eux ne se sentent pas aptes à juger du contenu et le problème des origines du Pentateuque est si complexe et les informations disponibles si peu fiables et contradictoires qu’il est effectivement difficile en ce domaine de trier le bon grain de l’ivraie.
Quant aux spécialistes, ils n’apprécient guère qu’un inconnu vienne « jouer sur leurs plates-bandes ». Voici les arguments qu’ils avancent pour refuser de lire mon livre :
- Ils rappellent que les innombrables tentatives passées se sont buttées à de lamentables échecs en essayant de « résoudre la Bible ».
- Ils estiment que l’approche historico-critique appartient au siècle dernier, qu’elle a été totalement épuisée et que toute nouvelle tentative ne peut que répéter les erreurs passées.
- Ils m’accusent de faire preuve d’un certain « fétichisme » des nombres et d’un trop grand désir de « perfection ».
- Ils me reprochent de ne pas avoir reçu une formation adéquate. À leurs yeux, cela revient à dire que je n’ai pas suffisamment de rigueur et que j’ai forcément procédé à une sélection des faits pour valider mes propres hypothèses.
- Ils jugent « improbable » l’idée que Hammourabi ait pu faire alliance avec le gouverneur d’une région aussi éloignée de Babylone.
- Ils acceptent (et enseignent) l’idée qu’Abraham n’a jamais existé, l’archéologie n’ayant relevé aucune trace de religion monothéiste au Bronze moyen.
- Ils estiment que les textes bibliques sont peu fiables et dénués de valeur historique.
- Ils me reprochent enfin une méconnaissance des enjeux théologiques et une lecture littérale dépassée qui ne laisse pas suffisamment place à une interprétation herméneutique moderne.
Pour toutes ces raisons, ils se méfient de mon travail et qualifient mon entreprise « d’improbable, de futile », voire « de prétentieuse ». Or, tous ceux qui ont lu mon livre savent que si mon approche est atypique, l’analyse des faits que je propose est inédite, pertinente et mérite l’attention. Je crois avoir réussi à présenter des résultats honnêtes avec une certaine retenue.
Ayant compris que la partie serait longue, je me suis inscrit en janvier dernier à la Faculté de Théologie de l’Université de Montréal. Je poursuis par ailleurs mes lectures et mes recherches dans le but de parfaire ma thèse. C’est ainsi que j’ai récemment rédigé le document Une exégèse dissociative du principe d’unicité afin de permettre aux spécialistes de mieux comprendre comment ma démarche s’insère dans les réflexions et les recherches passées.
Bien entendu, seules de nouvelles découvertes archéologiques nous apporteront des preuves concrètes. À ce chapitre, l’annonce, il y a quelques semaines, par l’archéologue Timothy Harrison de la découverte d’une tablette d’argile décrivant un traité « écrit dans un langage très stéréotypé et très similaire dans la forme et le style à l’histoire de l’Alliance d’Abraham avec Dieu dans la Bible hébraïque » a de quoi me réjouir. Elle donne de la crédibilité à la thèse que je développe en confirmant que les termes de l’alliance ont effectivement pu servir de document légal.
Après huit années de travail, je n’ai toujours trouvé aucun argument sérieux susceptible d’ébranler ma thèse et je ne crois pas avoir péché par omission. Je constate, jour après jour, que la réaction au livre suit toujours la même évolution : l’incrédulité et le scepticisme font lentement place à la surprise et à l’étonnement.
Comme Thomas Kuhn l’a élégamment énoncé, « un nouveau paradigme ne peut naître qu’en rompant avec les certitudes du passé ». C’est en questionnant les prémisses de base et en posant de nouvelles hypothèses que je crois apporter des réponses claires, précises et satisfaisantes qui expliquent l’origine du « mythe » d’Abraham et le flou dans lequel nous avons baigné. Il n’est aucunement nécessaire de recourir à des citations hors contexte, à de mystérieuses symboliques ou à une construction de l’esprit pour en saisir toute la portée. En fin de compte, si la théorie que je développe dans Quiproquo sur Dieu a du mérite, le temps finira par faire son œuvre. Cette première année s’achève donc quand même sur une note très positive.
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Je m’attendais à ce que de nouvelles découvertes archéologiques viennent éventuellement confirmer la thèse que je développe dans Quiproquo sur Dieu, mais voilà qui tombe à point… Un an presque jour pour jour après la publication du livre, on apprend que des archéologues Canadiens oeuvrant en Turquie ont mis au jour un traité assyrien antique qui lui donne du poids.
« La tablette, datant d’environ 670 avant J.-C., est un traité entre le puissant roi assyrien Esarhaddon et ses États vassaux les plus faibles, écrit dans un langage très stéréotypés et très similaire dans la forme et le style à l’histoire de l’Alliance d’Abraham avec Dieu dans la Bible hébraïque », affirme l’archéologue Timothy Harrison de l’Université de Toronto.

Comme ce traité date du VIIe siècle AEC et que les spécialistes de la Bible considèrent que le récit de l’Alliance fut probablement rédigé à la même période, il n’est pas étonnant que Harrison estime que ce traité ait servi de modèle à la description biblique de l’Alliance que Dieu fit avec les Israélites. Mais compte tenu des nombreuses preuves misent de l’avant dans Quiproquo sur Dieu qui suggèrent que le traité de l’Alliance était à l’origine un traité légal conclut entre Abraham et le roi Hammourabi (vers 1770 AEC), la lecture de cette découverte doit être inversée : ce traité assyrien, tout comme la Bible, fut probablement calqué sur le traité de Hammourabi…
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Syntonisez Radio Ville-Marie (91.3 FM à Montréal) lundi matin vers 11h45 pour entendre Pascal Chevrette donner un bref compte rendu de Quiproquo sur Dieu dans sa chronique littéraire…
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Pâque(s)… fête païenne, juive, chrétienne ou musulmane?

“Easter” c’est en fait “Ishtar”, la déesse de la fertilité chez les Babyloniens (il y a plus de 3,500 ans). C’est une figure universelle (Astarte dans le Levant, Aphrodite chez les Grecs et Hathor chez les Égyptiens). Sa fête se célébrait à l’équinoxe du printemps. Il y a plusieurs interprétations du mythe. Dans une version populaire, l’absence d’Ishtar, suite à sa descente aux enfers, stoppe toute reproduction, ce qui panique les dieux et les pousse à la libérer. Son amoureux Tammouz va se sacrifier afin de lui permettre d’en sortir. La fête d’Ishtar salue cette “résurrection” du printemps. On y retrouve déjà les œufs et les lapins, symboles de fertilité par excellence…
La Pâque est la fête que les juifs appellent “Pessa’h” (Passover en anglais). Celle-ci marque la “naissance” des enfants d’Israël et commémore l’Exode (la sortie d’Égypte). On y associe toujours le sacrifice de l’agneau pour deux raisons. Premièrement, Dieu avait demandé que l’on enduise les portes de sang afin que les anges « passent » ces maisons et en préserve les nouveaux nés, et deuxièmement, Dieu avait exigé d’Abraham l’holocauste de son fils. Mais voyant qu’il s’apprêtait à le faire, il l’en retint. Cette fête évoque aussi l’agneau qu’Abraham offre à Dieu après avoir vécu cette grande épreuve.
Bien entendu, pour les chrétiens, Pâques c’est avant tout la résurrection du Christ mort trois jours plus tôt. Jésus incarne l’agneau Pascal. Or, c’est sous le Concile de Nicée, assemblé par Constantin au IVe siècle, que l’on décida d’aligner les grandes fêtes chrétiennes avec les fêtes païennes romaines. C’est depuis lors que l’on fête Pâques le premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe du printemps et Noël le 25 décembre (à l’époque c’était le solstice d’hiver, maintenant le 21)…
Les musulmans ne sont pas sans reste. Ils fêtent le Mawlid (ou Mouloud), l’anniversaire de la naissance du prophète, sensiblement à la même époque. La date change elle aussi, mais repose sur le calendrier lunaire hégirien. Les coutumes varient, mais on retrouve aussi des sacrifices d’animaux.
Il est intéressant de noter que tout au long de l’histoire cette symbolique de la vie se célèbre toujours par des naissances, des résurrections et des sacrifices…
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Naïma, est cette jeune musulmane égyptienne qui s’est fait expulser du collège St-Laurent après avoir refuser de retirer son voile en classe. Hier soir, elle apparaissait sur les chaines de télé pour réclamer le droit de se vêtir comme elle l’entend.

Lorsque nous faisons partie d’un système de croyances, celles-ci nous paraissent non seulement justes et bien fondées, mais aussi meilleures que les autres. Sinon, pourquoi y adhérer, surtout lorsqu’elles nous imposent des contraintes? C’est évidemment le cas pour l’immense majorité de musulmanes qui portent le voile (au sens large : hijab, niqab et burqa) par conviction, honneur et fierté. Elles sont convaincues de poser un acte de piété « positif » et trouvent sans doute très pénible de se faire dévisager par les passants malvenants.
Ce qu’elles ne semblent pas réaliser, c’est que tous les symboles religieux ostentatoires sont intrinsèquement antisociaux. Ils contribuent par leur « visibilité » à creuser des fossés d’incompréhension dans un monde où l’antagonisme est déjà trop souvent la règle. C’est particulièrement vrai avec l’islam : le port du voile prend une dimension politique importante. Dans la sphère privée, chacun a le droit à ses croyances et à ses opinions, mais porter le voile, c’est clamer haut et fort que l’on accorde préséance à la religion islamique. En plus de se couvrir la tête par pudeur ou respect, la personne voilée affiche clairement ce message: « Je me soumets aux valeurs et aux lois édictées par l’Islam, car elles sont supérieures aux autres. » Ce faisant, le voile sert à établir une hiérarchie où celles qui le portent se situent en haut. Voilà qui peut-être perçu comme une forme de discrimination exercée par une minorité envers la majorité. Et c’est précisément ce sentiment qui dérange.
En se voilant dans la sphère publique, les musulmanes modérées et émancipées donnent l’impression de rejeter nos valeurs et d’adhérer aux idéaux d’une minorité radicale islamiste qui s’empresse de récupérer cette illusion en affirmant haut et fort parler au nom de l’islam et de tous les musulmans. Marc Lebuis, Directeur de Point de Bascule affirme que « Le problème central, c’est la montée de l’islam politique, et non les signes religieux ». Sur le fond il a raison, par contre, il ne faut pas oublier que le voile sert également d’étendard aux mouvements islamistes. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la brutalité avec laquelle la police des mœurs iranienne sévit.
Il serait réducteur de prêter les mêmes motivations à toutes ces femmes. Mais en portant le voile, les musulmanes jouent le jeu des islamistes. Elles se transforment en agentes de propagande efficaces, car elles avalisent tacitement le phénomène de la répression, au détriment de leurs consœurs de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte qui sont opprimées, abusées et violentées au nom d’un islam fondamentaliste, misogyne et rétrograde. Et quand elles vont jusqu’à militer pour revendiquer « le droit » de s’enfermer, c’est un message de soutien encore plus fort qu’elles envoient à ces barbares.
Bien entendu, par nos prises de positions et nos actions quotidiennes, nous pouvons faire partie du problème ou de la solution. Nos mesures de sécurité obsessives, notre regard méprisant, notre méfiance malsaine et notre rejet à peine voilé « des arabes » renforcent la solidarité musulmane et la montée du fondamentalisme. En mettant « les islamistes » au banc des accusés, sans clairement tendre la main aux modérés, nous risquons de causer un préjudice irréparable. En feignant d’ignorer le problème, notre gouvernement aggrave la situation, car nos alliés naturels – les musulmans qui ont cherché refuge dans nos sociétés afin de fuir ces régimes fascistes – font les frais d’un ressentiment généralisé.
J’aimerais inviter Naïma et toutes les femmes musulmanes « libérées » à poser un geste concret et ne pas porter le voile ce lundi 8 mars, en guise de solidarité pour celles qui croupissent sous le voile du viol et qui ne connaîtront probablement jamais le luxe de pouvoir choisir…
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J’ai été invité à donner une conférence Quiproquo sur Dieu, le 10 février 2010 à 19h30, au Collège Laflèche de Trois-Rivières dans le cadre des Grandes Rencontres.
Cette conférence s’adresse à tous ceux qui se passionnent pour l’histoire ou les origines des religions. Y trouveront également matière à réflexion les personnes qui se sentent interpellées par des sujets aussi variés que l’homophobie, la situation palestino-israélienne, et le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse. Une période de questions suivra, auxquelles l’auteur se fera un plaisir de répondre.
QUAND : mercredi 10 février 2010, à 19 h 30
OÙ : au Collège Laflèche, 1687 boulevard du Carmel, Trois-Rivières G8Z 3R8
COÛT : Entrée libre. Frais de stationnement : $2
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