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Archives pour la catégorie “Actualités”


Dès que l’on accepte l’idée que Abraham n’était qu’un des vassaux de Hammourabi, il convient de se questionner sur le rôle historique des Isaac, Jacob, Joseph, etc. On sait que Joseph joua un rôle prépondérant en Égypte et qu’après quelques mésaventures, cet humble Bédouin devint presque aussi important que le Pharaon d’Égypte (Gn 41:40). Peut-on y voir autre chose que l’histoire fantastique et la bénédiction divine d’un homme « exceptionnel »?

On sait que bien des mythes trouvent leur origine dans une réalité historique déformée. Grâce à des preuves chronologiques, climatologiques et anthroponymiques, je démontre dans mon essai que les descendants d’Abraham étaient probablement liés aux fameux Hyksôs. Ces derniers sont des Sémites qui ont établi leur capitale à Avaris dans le Delta du Nil et dominé l’Égypte durant la Deuxième Période Intermédiaire. Malheureusement, les Égyptiens ont détruit presque tous les vestiges de ce passé peu glorieux. Nous ne connaissons donc ces Hyksôs que par des bribes d’informations, dont le nom de leurs rois : Salatis, Yakub-her, Sheshi, Khyan, Apepi et Khamoudi.

Je ne suis pas le premier à tenter un rapprochement. Depuis Joseph Flavius, célèbre historien du 1er siècle EC, nombreux sont ceux qui ont cru voir en Yakub-her, le Jacob biblique. Toutefois, le manque de preuve et le fait que l’image du conquérant Hyksôs ne correspond tout à fait à celle que l’on se fait du patriarche biblique a eu raison des plus optimistes. Pourtant, dès que l’on comprend que le récit d’Abraham n’était pas à l’origine celui d’une Alliance divine, mais bien celui d’un traité conclut avec le roi Hammourabi de Babylone, l’affaire devient beaucoup plus plausible et l’origine probable du mythe entourant ces personnages légendaires. Dès que l’on rectifie les chronologies bibliques, on s’aperçoit qu’elles correspondent parfaitement avec le règne des rois Hyksôs dont la prise de pouvoir coïncide avec la plus grande catastrophe climatologique qu’ait connu la terre - l’éruption du mont Santorini - qui elle-même engendra une sécheresse digne de celle dont parle la Bible… Si les archéologues n’ont pas encore compris comment les Hyksôs se sont emparés de l’Égypte « en douceur » c’est peut-être que les Égyptiens affamés ont échangé leur terre pour de la nourriture, exactement comme la Bible raconte l’histoire de Joseph…

C’est ainsi que j’arrive aux rapprochements suivants (voir Quiproquo sur Dieu pp. 167-224):

Isaac = Salatis

Jacob = Yakub-her

Esaü = Sheshi

Joseph = Khyan-Seth

Manasseh = Yanassi

Epraïm = Apepi-Ré (ïm)

Ezer = Âa-ouser-Ré

Shemida = Khamoudi

Quelques historiens se sont quand même fait les gorges chaudes en prétendant que l’archéologie ne m’autorisait pas à établir de liens entre la ville de Babylone en Mésopotamie et celle d’Avaris dans la région éloignée du Delta… Or, depuis la publication de mon livre, une équipe d’archéologues autrichiens a retrouvé un sceau royal dans le Delta égyptien qui témoigne bel et bien de liens diplomatiques entre Hammourabi et les Hyksos. Le Dr Manfred Bietak, chef de mission, explique que cette découverte pourrait bien avoir des répercussions importantes sur notre compréhension de l’histoire: «Ils sont la preuve que les Hyksos entretenaient des liens diplomatiques et des relations avec le Proche-Orient jusqu’au sud de la Mésopotamie », dit-il.

Par ailleurs, voilà à peine quelques jours, une autre équipe d’archéologues autrichiens annonçait avoir localisé par radar la ville d’Avaris, la capitale des Hyksôs. Avec un peu de chance, ils découvriront les preuves qui viendront confirmer (ou infirmer) les liens que je propose entre les descendants d’Abraham et ces fameux Hyksôs. Mais il nous  faudra encore être patients…

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Connaissez-vous une seule personne qui soit pro-avortement? Moi pas. En fait, personne ne milite « en faveur » de l’avortement. C’est toujours une décision douloureuse et un terrible drame humain et émotionnel pour celles (et ceux) qui ont à le vivre.  Et même si je ne considère pas que l’avortement soit une solution idéale, je crois profondément au respect des libertés fondamentales et suis foncièrement pro-choix. Je veux que mes filles, mes amies et toutes les femmes qui en éprouvent le besoin puissent continuer à choisir elles mêmes s’il convient ou non de mettre un terme à une grossesse non désirée. Je ne veux pas que quelqu’un d’autre - le Premier ministre Harper, le Cardinal Ouellet ou un groupe de pression - ne contrôle leur corps.

Faut-il rappeler que moins d’une femme sur deux dans le monde peut se prévaloir d’un avortement sécuritaire et sans contraintes? Pour une sur trois, il n’est autorisé qu’en cas de viol ou si la santé de la mère est menacée. Pour toutes les autres, soit le quart d’entre elles, il est carrément interdit. Mais ne nous leurrons pas, nombreuses sont celles qui choisissent de se faire charcuter à l’aide de broches à tricoter ou d’un cintre tant elles sont désespérées…

Cardinal Marc Ouellet

En affirmant que même le viol ne devrait pas servir d’excuse, le Cardinal assume au moins ses convictions. Mais n’est-il pas paradoxal que certains États acceptent l’avortement dans les cas viol? Ne se rendent-ils pas automatiquement coupable de « viol collectif » dans les autres cas? Sinon, comment qualifier l’usage abusif de la force pour contraindre une mère à subir une grossesse qu’elle ne désire pas?

Pour justifier leur position, les militants pro-vies argumentent que la vie humaine débute à l’instant de la fécondation. Pourtant, le spermatozoïde et l’œuf sont déjà très en vie. Et, s’il est indéniable qu’une autre « forme » de vie se met en marche au moment de la fécondation, leur raisonnement est incomplet, car l’avortement ne permet pas tant d’enlever la vie que de l’interrompre. En effet, le fœtus n’est qu’un être humain en devenir. Il n’en a encore ni la conscience, ni l’expérience. Or, on ne peut enlever que ce que l’on a déjà possédé…

Si les pro-vie cherchent tant à restreindre le libre choix pour imposer leur morale, ne serait-ce pas plutôt qu’ils cherchent à sauver l’âme de ce fœtus? Mais alors, il importe de se questionner sur ce qu’est l’âme? Ce mot provient du latin anima qui a donné « animé », « animation », « animal ». Les émotions qui y sont rattachées et l’importance qu’on lui accorde varient largement en fonction de la culture et des croyances religieuses. Pour les philosophes grecs qui cherchent à comprendre le monde, l’âme, c’est l’esprit qui anime la matière. Si elle est immortelle pour les monothéistes, elle ne l’est pas pour les bouddhistes et les athées, pour qui l’âme ne survit pas à la mort.

En démontrant plus de compassion pour le fœtus à naître que pour la mère qui le porte, les lobbys pro-vie cherchent de toute évidence à imposer certaines valeurs à l’ensemble de la population. Malgré leur appellation trompeuse, c’est bien davantage leurs convictions religieuses que la vie qu’ils cherchent à défendre.

Comment réagirait le Cardinal si les islamistes lui imposaient le Coran et la charia? Car sur le fond, le même problème se pose, soit celui de l’imposition d’une vision différente de ce qu’est la vie et la finalité divine par la menace ou la contrainte.

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Je m’attendais à ce que de nouvelles découvertes archéologiques viennent éventuellement confirmer la thèse que je développe dans Quiproquo sur Dieu, mais voilà qui tombe à point… Un an presque jour pour jour après la publication du livre, on apprend que des archéologues Canadiens oeuvrant en Turquie ont mis au jour un traité assyrien antique qui lui donne du poids.

« La tablette, datant d’environ 670 avant J.-C., est un traité entre le puissant roi assyrien Esarhaddon et ses États vassaux les plus faibles, écrit dans un langage très stéréotypés et très similaire dans la forme et le style à l’histoire de l’Alliance d’Abraham avec Dieu dans la Bible hébraïque », affirme l’archéologue Timothy Harrison de l’Université de Toronto.

Tablette cunéiforme

Comme ce traité date du VIIe siècle AEC et que les spécialistes de la Bible considèrent que le récit de l’Alliance fut probablement rédigé à la même période, il n’est pas étonnant que Harrison estime que ce traité ait servi de modèle à la description biblique de l’Alliance que Dieu fit avec les Israélites. Mais compte tenu des nombreuses preuves misent de l’avant dans Quiproquo sur Dieu qui suggèrent que le traité de l’Alliance était à l’origine un traité légal conclut entre Abraham et le roi Hammourabi (vers 1770 AEC), la lecture de cette découverte doit être inversée : ce traité assyrien, tout comme la Bible, fut probablement calqué sur le traité de Hammourabi…

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Pâque(s)… fête païenne, juive, chrétienne ou musulmane?

“Easter” c’est en fait “Ishtar”, la déesse de la fertilité chez les Babyloniens (il y a plus de 3,500 ans). C’est une figure universelle (Astarte dans le Levant, Aphrodite chez les Grecs et Hathor chez les Égyptiens). Sa fête se célébrait à l’équinoxe du printemps. Il y a plusieurs interprétations du mythe. Dans une version populaire, l’absence d’Ishtar, suite à sa descente aux enfers, stoppe toute reproduction, ce qui panique les dieux et les pousse à la libérer. Son amoureux Tammouz va se sacrifier afin de lui permettre d’en sortir. La fête d’Ishtar salue cette “résurrection” du printemps. On y retrouve déjà les œufs et les lapins, symboles de fertilité par excellence…

La Pâque est la fête que les juifs appellent “Pessa’h” (Passover en anglais). Celle-ci marque la “naissance” des enfants d’Israël et commémore l’Exode (la sortie d’Égypte). On y associe toujours le sacrifice de l’agneau pour deux raisons. Premièrement, Dieu avait demandé que l’on enduise les portes de sang afin que les anges « passent » ces maisons et en préserve les nouveaux nés, et deuxièmement, Dieu avait exigé d’Abraham l’holocauste de son fils. Mais voyant qu’il s’apprêtait à le faire, il l’en retint. Cette fête évoque aussi l’agneau qu’Abraham offre à Dieu après avoir vécu cette grande épreuve.

Bien entendu, pour les chrétiens, Pâques c’est avant tout la résurrection du Christ mort trois jours plus tôt. Jésus incarne l’agneau Pascal. Or, c’est sous le Concile de Nicée, assemblé par Constantin au IVe siècle, que l’on décida d’aligner les grandes fêtes chrétiennes avec les fêtes païennes romaines. C’est depuis lors que l’on fête Pâques le premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe du printemps et Noël le 25 décembre (à l’époque c’était le solstice d’hiver, maintenant le 21)…

Les musulmans ne sont pas sans reste. Ils fêtent le Mawlid (ou Mouloud), l’anniversaire de la naissance du prophète, sensiblement à la même époque. La date change elle aussi, mais repose sur le calendrier lunaire hégirien. Les coutumes varient, mais on retrouve aussi des sacrifices d’animaux.

Il est intéressant de noter que tout au long de l’histoire cette symbolique de la vie se célèbre toujours par des naissances, des résurrections et des sacrifices…

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Naïma, est cette jeune musulmane égyptienne qui s’est fait expulser du collège St-Laurent après avoir refuser de retirer son voile en classe. Hier soir, elle apparaissait sur les chaines de télé pour réclamer le droit de se vêtir comme elle l’entend.

Lorsque nous faisons partie d’un système de croyances, celles-ci nous paraissent non seulement justes et bien fondées, mais aussi meilleures que les autres. Sinon, pourquoi y adhérer, surtout lorsqu’elles nous imposent des contraintes? C’est évidemment le cas pour l’immense majorité de musulmanes qui portent le voile (au sens large : hijab, niqab et burqa) par conviction, honneur et fierté. Elles sont convaincues de poser un acte de piété « positif » et trouvent sans doute très pénible de se faire dévisager par les passants malvenants.

Ce qu’elles ne semblent pas réaliser, c’est que tous les symboles religieux ostentatoires sont intrinsèquement antisociaux. Ils contribuent par leur « visibilité » à creuser des fossés d’incompréhension dans un monde où l’antagonisme est déjà trop souvent la règle. C’est particulièrement vrai avec l’islam : le port du voile prend une dimension politique importante. Dans la sphère privée, chacun a le droit à ses croyances et à ses opinions, mais porter le voile, c’est clamer haut et fort que l’on accorde préséance à la religion islamique. En plus de se couvrir la tête par pudeur ou respect, la personne voilée affiche clairement ce message: « Je me soumets aux valeurs et aux lois édictées par l’Islam, car elles sont supérieures aux autres. » Ce faisant, le voile sert à établir une hiérarchie où celles qui le portent se situent en haut. Voilà qui peut-être perçu comme une forme de discrimination exercée par une minorité envers la majorité. Et c’est précisément ce sentiment qui dérange.

En se voilant dans la sphère publique, les musulmanes modérées et émancipées donnent l’impression de rejeter nos valeurs et d’adhérer aux idéaux d’une minorité radicale islamiste qui s’empresse de récupérer cette illusion en affirmant haut et fort parler au nom de l’islam et de tous les musulmans. Marc Lebuis, Directeur de Point de Bascule affirme que « Le problème central, c’est la montée de l’islam politique, et non les signes religieux ». Sur le fond il a raison, par contre, il ne faut pas oublier que le voile sert également d’étendard aux mouvements islamistes. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la brutalité avec laquelle la police des mœurs iranienne sévit.

Il serait réducteur de prêter les mêmes motivations à toutes ces femmes. Mais en portant le voile, les musulmanes jouent le jeu des islamistes. Elles se transforment en agentes de propagande efficaces, car elles avalisent tacitement le phénomène de la répression, au détriment de leurs consœurs de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte qui sont opprimées, abusées et violentées au nom d’un islam fondamentaliste, misogyne et rétrograde. Et quand elles vont jusqu’à militer pour revendiquer « le droit » de s’enfermer, c’est un message de soutien encore plus fort qu’elles envoient à ces barbares.

Bien entendu, par nos prises de positions et nos actions quotidiennes, nous pouvons faire partie du problème ou de la solution. Nos mesures de sécurité obsessives, notre regard méprisant, notre méfiance malsaine et notre rejet à peine voilé « des arabes » renforcent la solidarité musulmane et la montée du fondamentalisme. En mettant « les islamistes » au banc des accusés, sans clairement tendre la main aux modérés, nous risquons de causer un préjudice irréparable. En feignant d’ignorer le problème, notre gouvernement aggrave la situation, car nos alliés naturels – les musulmans qui ont cherché refuge dans nos sociétés afin de fuir ces régimes fascistes – font les frais d’un ressentiment généralisé.

J’aimerais inviter Naïma et toutes les femmes musulmanes « libérées » à poser un geste concret et ne pas porter le voile ce lundi 8 mars, en guise de solidarité pour celles qui croupissent sous le voile du viol et qui ne connaîtront probablement jamais le luxe de pouvoir choisir…

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Ceux qui croient encore que l’on publie au Québec pour faire de l’argent n’ont pas compris la dynamique de l’économie québécoise.  Certains disent qu’il suffit de vendre 3,000 exemplaires d’un livre pour que celui-ci soit considéré comme un best-seller. D’autres disent que la moitié suffit. Peu importe, cela donne une bonne idée de la petitesse du marché!

Le véritable salaire de l’auteur, celui pour lequel il passe des années à réfléchir et à écrire, ce sont les quelques commentaires, critiques et témoignages des lecteurs. Je les accumule précieusement!

Voici la critique de monsieur Richard Lefrançois, professeur associé à l’Université de Sherbrooke, chercheur à l’institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke et chroniqueur au journal la Tribune de Sherbrooke. Elle mérite d’être partagée.

“L’essai historique de Bernard Lamborelle, Quiproquo sur Dieu publié chez Éditas, propose une relecture passionnante du Livre des Patriarches de la Bible, plus précisément l’histoire d’Abraham (qui incidemment n’aurait jamais existé), en lien avec l’Alliance sacrée conclut avec Yahvé , de même que d’autres épisodes qui se rattachent à cette période du Bronze moyen. L’auteur parvient, de façon convaincante et rigoureuse, à attribuer un sens nouveau et intelligible à plusieurs événements historiques (p. ex. la destruction des cités pécheresses de Sodome et Gomorrhe), en les recadrant historiquement et en les resituant soigneusement dans leur contexte sociopolitique. Lamborelle démontre de façon éclatante que les grandes religions monothéistes occidentales se sont fourvoyées quant à l’identité du soi-disant Seigneur d’Abraham. Celui-ci était en fait le roi Hammourabi de Babylone. L’auteur appuie son raisonnement sur une triple démarche d’administration de la preuve, à savoir des preuves logiques (à mes yeux, il s’agit plus précisément d’une analyse contextuelle et sociohistorique), des preuves chronologiques (nouvelle périodisation en tenant compte du système de datation sexagésimal de l’époque) et des preuves dendrochronologiques (ce qui permet de revoir la périodisation d’événements, comme les sécheresses, grâce à l’analyse des anneaux de croissance du bois, et conséquemment des artefacts).

Comme sociologue et méthodologue en recherche sociale,  j’ai lu au cours de ma carrière bon nombre de rapports de recherche, d’articles scientifiques, de thèses et autres écrits,  ce qui m’a permis d’aiguiser mon sens critique, de séparer pour ainsi dire «le bon grain de l’ivraie». Je puis avancer que Quiproquo sur Dieu se classe, sans l’ombre d’un doute, dans la catégorie des excellents essais historiques. J’ai particulièrement apprécié la richesse de la documentation, le souci des détails qui prennent de l’importance au fil de la lecture de l’essai, la logique et la structure de l’exposé, l’enchaînement cohérent des idées et des observations, le souci de faciliter la compréhension en ajoutant des résumés et des tableaux.

Quant au fond, j’ai été particulièrement séduit par la réinterprétation des fausses croyances, l’énumération des contradictions soulevées à propos des textes sacrés, la démonstration d’une frontière étroite entre le mythe et la réalité, les confusions soulevées à propos des notions de dieu, de demi-dieu et de Seigneur, et la volonté des grands de cette époque d’être déifié, de vivre une vie à la fois charnelle et spirituelle.

Somme toute, il est admirable qu’un ingénieur, non initié «académiquement» aux méthodes historiques, mais passionné pour l’histoire, habile en recherche et maniant bien la plume, ait eu le courage d’entreprendre et de mener à terme un projet aussi colossal que de réinterroger le récit des Patriarches. Et qu’en plus le résultat soit convaincant a de quoi impressionner! C’est définitivement un livre à lire et relire pour bien s’imprégner de toute sa richesse.”

- Richard Lefrancois, Ph.D.


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