Archives pour la catégorie “Éthique et religion”
Naïma, est cette jeune musulmane égyptienne qui s’est fait expulser du collège St-Laurent après avoir refuser de retirer son voile en classe. Hier soir, elle apparaissait sur les chaines de télé pour réclamer le droit de se vêtir comme elle l’entend.

Lorsque nous faisons partie d’un système de croyances, celles-ci nous paraissent non seulement justes et bien fondées, mais aussi meilleures que les autres. Sinon, pourquoi y adhérer, surtout lorsqu’elles nous imposent des contraintes? C’est évidemment le cas pour l’immense majorité de musulmanes qui portent le voile (au sens large : hijab, niqab et burqa) par conviction, honneur et fierté. Elles sont convaincues de poser un acte de piété « positif » et trouvent sans doute très pénible de se faire dévisager par les passants malvenants.
Ce qu’elles ne semblent pas réaliser, c’est que tous les symboles religieux ostentatoires sont intrinsèquement antisociaux. Ils contribuent par leur « visibilité » à creuser des fossés d’incompréhension dans un monde où l’antagonisme est déjà trop souvent la règle. C’est particulièrement vrai avec l’islam : le port du voile prend une dimension politique importante. Dans la sphère privée, chacun a le droit à ses croyances et à ses opinions, mais porter le voile, c’est clamer haut et fort que l’on accorde préséance à la religion islamique. En plus de se couvrir la tête par pudeur ou respect, la personne voilée affiche clairement ce message: « Je me soumets aux valeurs et aux lois édictées par l’Islam, car elles sont supérieures aux autres. » Ce faisant, le voile sert à établir une hiérarchie où celles qui le portent se situent en haut. Voilà qui peut-être perçu comme une forme de discrimination exercée par une minorité envers la majorité. Et c’est précisément ce sentiment qui dérange.
En se voilant dans la sphère publique, les musulmanes modérées et émancipées donnent l’impression de rejeter nos valeurs et d’adhérer aux idéaux d’une minorité radicale islamiste qui s’empresse de récupérer cette illusion en affirmant haut et fort parler au nom de l’islam et de tous les musulmans. Marc Lebuis, Directeur de Point de Bascule affirme que « Le problème central, c’est la montée de l’islam politique, et non les signes religieux ». Sur le fond il a raison, par contre, il ne faut pas oublier que le voile sert également d’étendard aux mouvements islamistes. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la brutalité avec laquelle la police des mœurs iranienne sévit.
Il serait réducteur de prêter les mêmes motivations à toutes ces femmes. Mais en portant le voile, les musulmanes jouent le jeu des islamistes. Elles se transforment en agentes de propagande efficaces, car elles avalisent tacitement le phénomène de la répression, au détriment de leurs consœurs de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte qui sont opprimées, abusées et violentées au nom d’un islam fondamentaliste, misogyne et rétrograde. Et quand elles vont jusqu’à militer pour revendiquer « le droit » de s’enfermer, c’est un message de soutien encore plus fort qu’elles envoient à ces barbares.
Bien entendu, par nos prises de positions et nos actions quotidiennes, nous pouvons faire partie du problème ou de la solution. Nos mesures de sécurité obsessives, notre regard méprisant, notre méfiance malsaine et notre rejet à peine voilé « des arabes » renforcent la solidarité musulmane et la montée du fondamentalisme. En mettant « les islamistes » au banc des accusés, sans clairement tendre la main aux modérés, nous risquons de causer un préjudice irréparable. En feignant d’ignorer le problème, notre gouvernement aggrave la situation, car nos alliés naturels – les musulmans qui ont cherché refuge dans nos sociétés afin de fuir ces régimes fascistes – font les frais d’un ressentiment généralisé.
J’aimerais inviter Naïma et toutes les femmes musulmanes « libérées » à poser un geste concret et ne pas porter le voile ce lundi 8 mars, en guise de solidarité pour celles qui croupissent sous le voile du viol et qui ne connaîtront probablement jamais le luxe de pouvoir choisir…
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Sans doute comme bon nombre de mes concitoyens, j’avais oublié, ces quelques mots enchâssés dans la Charte canadienne des droits et libertés dont Andréa Richard et Jean-Claude Hébert m’ont rappelé l’existence :
« Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit » …
Promulguée par Pierre Eliott Trudeau, la Charte fut adoptée en 1982. Elle a donc été pensée et écrite il y a une trentaine d’années, à une époque où l’ennemi juré des États-Unis était l’URSS… alors en guerre contre les Afghans!
Ce monde aux vues antagonistes séparant les bons des méchants a bien changé. Mes concitoyens participent aujourd’hui activement à la création d’une mosaïque sociale qui s’étend à l’échelle planétaire. Le « village global » est devenu une réalité qui offre des possibilités nouvelles, certes, mais avec laquelle il faut également composer. Partout, les « minorités visibles » sont en voie de devenir la norme.
Pourtant, l’énoncé de ce préambule est demeuré inchangé: la Charte canadienne est soumise à la suprématie d’un Dieu unique. Certains pourraient être tentés d’en minimiser la portée. Toutefois, la jurisprudence a démontré que les juges de la Cour suprême ont eu recours à celui-ci afin de clarifier l’interprétation qu’il fallait donner à certains articles.
Or, s’il y avait jadis consensus au sein de nos dirigeants blancs et catholiques, l’heure est maintenant venue d’exiger de nos politiciens - ou de nos tribunaux - qu’ils définissent ce « Dieu » omnipotent, garant de notre Charte. En effet, la liberté de religion autorise à chacun de définir ce terme ambigu. Entre Jésus, Yahvé, Allah, Ganesh, Mazu et Manitou, ce n’est certainement pas le choix qui manque. Incidemment, à quels Écrits les juges doivent-ils se référer pour interpréter cette suprématie? À quoi - ou à qui - les Canadiens doivent-ils se soumettre? Bref, comment la Cour suprême du Canada peut-elle juger du bien-fondé d’une cause ou des actions de ces citoyens sans même connaître la réponse à cette prémisse?
Il est utopique d’espérer aujourd’hui une réponse, car plus personne n’osera imposer un Dieu, quel qu’il soit, par crainte de soulever l’ire d’une partie importante de la population. Bref, cette mention discriminatoire, héritée d’une autre époque, va à l’encontre de ce que la Charte est précisément censée défendre. Le gouvernement canadien n’a donc d’autre choix que de la biffer et d’affirmer solennellement la laïcité de nos institutions. En n’étant pas lui-même juge et parti, le Canada respectera l’esprit de la Charte et assurera la pérennité de la paix sociale.
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Ceux qui croient encore que l’on publie au Québec pour faire de l’argent n’ont pas compris la dynamique de l’économie québécoise. Certains disent qu’il suffit de vendre 3,000 exemplaires d’un livre pour que celui-ci soit considéré comme un best-seller. D’autres disent que la moitié suffit. Peu importe, cela donne une bonne idée de la petitesse du marché!
Le véritable salaire de l’auteur, celui pour lequel il passe des années à réfléchir et à écrire, ce sont les quelques commentaires, critiques et témoignages des lecteurs. Je les accumule précieusement!
Voici la critique de monsieur Richard Lefrançois, professeur associé à l’Université de Sherbrooke, chercheur à l’institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke et chroniqueur au journal la Tribune de Sherbrooke. Elle mérite d’être partagée.
“L’essai historique de Bernard Lamborelle, Quiproquo sur Dieu publié chez Éditas, propose une relecture passionnante du Livre des Patriarches de la Bible, plus précisément l’histoire d’Abraham (qui incidemment n’aurait jamais existé), en lien avec l’Alliance sacrée conclut avec Yahvé , de même que d’autres épisodes qui se rattachent à cette période du Bronze moyen. L’auteur parvient, de façon convaincante et rigoureuse, à attribuer un sens nouveau et intelligible à plusieurs événements historiques (p. ex. la destruction des cités pécheresses de Sodome et Gomorrhe), en les recadrant historiquement et en les resituant soigneusement dans leur contexte sociopolitique. Lamborelle démontre de façon éclatante que les grandes religions monothéistes occidentales se sont fourvoyées quant à l’identité du soi-disant Seigneur d’Abraham. Celui-ci était en fait le roi Hammourabi de Babylone. L’auteur appuie son raisonnement sur une triple démarche d’administration de la preuve, à savoir des preuves logiques (à mes yeux, il s’agit plus précisément d’une analyse contextuelle et sociohistorique), des preuves chronologiques (nouvelle périodisation en tenant compte du système de datation sexagésimal de l’époque) et des preuves dendrochronologiques (ce qui permet de revoir la périodisation d’événements, comme les sécheresses, grâce à l’analyse des anneaux de croissance du bois, et conséquemment des artefacts).
Comme sociologue et méthodologue en recherche sociale, j’ai lu au cours de ma carrière bon nombre de rapports de recherche, d’articles scientifiques, de thèses et autres écrits, ce qui m’a permis d’aiguiser mon sens critique, de séparer pour ainsi dire «le bon grain de l’ivraie». Je puis avancer que Quiproquo sur Dieu se classe, sans l’ombre d’un doute, dans la catégorie des excellents essais historiques. J’ai particulièrement apprécié la richesse de la documentation, le souci des détails qui prennent de l’importance au fil de la lecture de l’essai, la logique et la structure de l’exposé, l’enchaînement cohérent des idées et des observations, le souci de faciliter la compréhension en ajoutant des résumés et des tableaux.
Quant au fond, j’ai été particulièrement séduit par la réinterprétation des fausses croyances, l’énumération des contradictions soulevées à propos des textes sacrés, la démonstration d’une frontière étroite entre le mythe et la réalité, les confusions soulevées à propos des notions de dieu, de demi-dieu et de Seigneur, et la volonté des grands de cette époque d’être déifié, de vivre une vie à la fois charnelle et spirituelle.
Somme toute, il est admirable qu’un ingénieur, non initié «académiquement» aux méthodes historiques, mais passionné pour l’histoire, habile en recherche et maniant bien la plume, ait eu le courage d’entreprendre et de mener à terme un projet aussi colossal que de réinterroger le récit des Patriarches. Et qu’en plus le résultat soit convaincant a de quoi impressionner! C’est définitivement un livre à lire et relire pour bien s’imprégner de toute sa richesse.”
- Richard Lefrancois, Ph.D.
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Je ne suis ni théologien, ni historien, ni écrivain et encore moins romancier et je n’ai nullement l’intention de gagner ma vie en écrivant de la fiction ou en cassant du sucre sur le dos des églises.
Quiproquo sur Dieu est né d’une longue démarche sincère visant à mieux comprendre l’origine des Écrits bibliques. Au cours de mes recherches, j’ai découvert de nombreux éléments d’information qui m’ont amené à questionner l’interprétation classique du récit des Patriarches. Une fois la boîte de Pandore entrouverte, il n’était plus question de faire demi-tour.
Dès que je me suis engagé sur cette piste, tous les éléments analysés ont commencé à converger vers une solution unique, logique et cohérente. J’ai longtemps cherché des indices qui auraient pu réfuter ces trop nombreuses « coïncidences ». Mais les preuves ont continué à s’accumuler. Elles reposent sur un ensemble de démonstrations logiques, chronologiques et dendrochronologiques qui se recoupent avec une précision étonnante.
Pourtant, force est d’admettre qu’à ce jour, aucune trace de ce personnage ou de sa pensée fondatrice n’a jamais été retrouvée. Alors comment prétendre établir des « preuves » tangibles quand les plus grands spécialistes n’arrivent même pas à s’entendre sur l’aspect historique d’Abraham?
Bien que cela puisse paraître paradoxal, mon ouvrage abonde dans le sens de toutes les recherches archéologiques : Abraham, père fondateur des trois grandes religions, n’a jamais existé!
Bien que modeste, mon apport pourrait bouleverser certaines croyances. Dans sa plus simple expression, il consiste a dissocier les termes Yahvé et Élohim - que l’on confond depuis toujours - et à reconnaître en « Yahvé » un seigneur puissant, et en « Élohim » un dieu païen. Cette étape m’a permis d’orienter mes recherches sur l’identité du seigneur d’Abraham plutôt que sur Abraham lui-même. J’ai été fasciné de découvrir dans le récit de la Genèse (Chapitres 12-25) un double sens très révélateur et étonnamment précis.
Les chronologies comparées m’ont permis un rapprochement avec une figure historique connue : Hammourabi, roi de Babylone. Ce choix est très crédible, car les dates, les événements, le profil culturel, ainsi que les motivations de chacun offrent des concordances étonnantes qui transcendent la simple coïncidence.
Maintenant que j’ai publié le fruit de mes recherches, je laisse aux autres le soin d’émettre les critiques qui s’imposent. Jusqu’à présent, les attaques les plus virulentes proviennent de ceux qui n’ont pas lu mon livre. Beaucoup s’imaginent à tort que la théorie que j’avance est farfelue, car elle semble aller à l’encontre des théories modernes voulant qu’Abraham n’ait jamais existé. Tel n’est pas le cas.
Pour l’instant, la théorie que je propose suscite davantage l’intérêt auprès des athées que des croyants. Mais je suis confiant que les choses vont évoluer, car si Abraham avait bel et bien conclu une Alliance avec Hammourabi, plutôt qu’avec « Dieu », ne serait-il pas préférable de le savoir que de continuer à l’ignorer?
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Voici quelques extraits de la recension de Quiproquo sur Dieu offerte par Michel Virard, président de l’Association Humaniste du Québec publiée dans le dernier numéro de la revue des Sceptiques du Québec.
« Les fils d’Abraham risquent de sourciller à la lecture de cet ouvrage fort bien construit. En effet, cet essai vise gros : l’identité même du dieu d’Abraham. Plus exactement : indiquer qui se cache derrière ce Yahvé/Seigneur, alors qu’un certain Élohim apparait lui aussi régulièrement dans la Genèse. »
« Il s’agit d’une démonstration où les faits connus et les spéculations sont clairement définis et soutenus par des graphiques significatifs. Le résultat est que l’on n’a pas cette désagréable impression de se faire embarquer, comme dans nombre d’ouvrages sur ce genre de sujet : à tout moment, on peut faire la différence entre le terrain solide et la sous-hypothèse que l’auteur propose pour soutenir sa thèse… »
« Avec Quiproquo sur Dieu, Lamborelle nous fournit finalement un faisceau d’arguments tendant à prouver que le Yahvé de la Bible n’est nul autre qu’un personnage unique, déjà connu de tous : Hammourabi, le roi babylonien à qui l’on doit ce fameux code de 282 articles. La saga d’Hammourabi, d’Abraham, de Sarah, d’Ismaël et d’Isaac, revue et corrigée par Lamborelle, est un scénario digne d’un feuilleton d’Hollywood et, j’ajouterais, nettement plus intéressant que la version théologique classique. »
« Découvrir un « sens » très plausible à une histoire qui, prise littéralement, ne tenait pas debout, fait tout le plaisir de cette lecture hors des sentiers battus.»
Virard fait toutefois preuve d’esprit critique et apporte le bémol suivant:
« On aimerait toutefois avoir une meilleure justification pour la correction chronologique de 6/10 que celle, trop succinte, actuellement fournie dans l’ouvrage. »
L’explication qui m’apparait la plus logique est la suivante. Trois étapes sont nécessaires afin de reconstituer la suite des évènements:
1) Identifier quelles auraient dû être les données originales
À l’évidence, et comme le convient Virard, nous devons admettre que les données bibliques ne sont spécifiées ni en base sexagésimale, ni en base décimale. Il faut donc retenir la possibilité d’une erreur de transcription. Par ailleurs, si les dates proposées dans Quiproquo sur Dieu s’avèrent exactes, elles devraient nous permettre de remonter à la source, afin de comprendre comment une telle erreur aurait pu se produire. Et comme on sait que les Babyloniens ont inventé le système sexagésimal, il est raisonnable de supposer que ce système de notation était en usage dans les textes d’origine.
Transposons donc les données corrigées du livre vers la base sexagésimale, afin de retrouver les valeurs initiales :
- Si Sarah enfante Isaac à 54 ans (valeur corrigée), on trouve :54 comme équivalent sexagésimal
- Si Abraham meurt à 105 ans (valeur corrigée), on trouve 1:45 ans (1(60/60) + 45) comme équivalent sexagésimal
Les textes d’origines auraient donc dû faire mention respectivement des âges de 54 ans et 145 ans.
2) Déterminer quelle opération a été appliquée sur ces données afin d’obtenir les âges relatés dans la Bible
Comment ces chiffres auraient-ils évolué vers les 90 ans et 175 ans que l’on retrouve dans la Bible? Un scribe bien intentionné aura sans doute cherché à convertir les données de la notation sexagésimale vers la nouvelle base en usage. Aurait-il manipulé ces chiffres comme s’il s’agissait de mesure de temps plutôt que d’années? La question mérite d’être posée, car on imagine aisément que les chiffres des unités « 54 » et « 45 » auront été interprétés comme des « soixantièmes ». Cette explication est plausible, car tous les chiffres qui composent les nombres babyloniens se multiplient par 60 à la puissance “x”. L’exposant “x” est positif ou négatif, selon qu’ils se situent avant ou après la virgule (multiplier par un exposant négatif revient à diviser par 60). C’est ainsi que l’on convertit 54 secondes en .90 minutes dans la notation décimale.
Selon cette explication, le :54 sexagésimal aura donc été transcrit 54/60 = .90 par notre scribe et le 1:45 aura été transcrit (1*60/60) + 45/60) = 1.75. En éliminant le point décimal, on retrouve les 90 ans et 175 ans bibliques que l’on connait trop bien et qui ont confondu les exégètes et les historiens de la Bible.
3) Justifier cette opération par le contexte historique
Cette « erreur » trouverait donc possiblement son origine dans une mauvaise interprétation de la notation sexagésimale. Si la méthode employée s’applique aux degrés, aux minutes et aux secondes, elle ne peut s’appliquer aux années qui se calculent en “unités”, plutôt qu’en “fractions”. Bien entendu, il serait préférable de retrouver d’autres documents d’époque qui auraient subi une erreur semblable pour avaliser cette théorie. Néanmoins, celle-ci permet d’expliquer et de comprendre comment une “petite erreur” pourrait être à l’origine des données que l’on retrouve dans la Bible et pourquoi il est aujourd’hui nécessaire de les multiplier par le rapport inverse des deux bases, soit 6/10.
On retrouve ainsi les 54 ans (90*6/10) et les 105 ans (175*6/10) ”corrigés” que je propose dans le livre.
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Le Québec sceptique est la revue officielle des Sceptiques du Québec. Il est publié trois fois par année. Il traite des phénomènes paranormaux et pseudoscientifiques avec une approche critique. On peu se procurer la revue en cliquant sur le lien suivant:

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Quiconque a lu la Bible s’est vite rendu compte que les dates rapportées tiennent bien davantage du surnaturel que du bon sens.
Curieusement, les spécialistes n’ont aucune explication logique à nous proposer. En fait, ils s’en remettent au mythe, ou à la nature sacrée des personnages pour expliquer ces longévités fantastiques.
Par ailleurs, les détails qui permettraient de situer dans l’histoire certains évènements posent problème. En effet, si l’on en croit les Écrits, l’Exode devrait se situer sous le règne de Ramsès II, car l’histoire nous enseigne que c’est effectivement le pharaon qui a fait construire la ville de Pithom :
Ex 1:11 Et l`on établit sur lui des chefs de corvées, afin de l`accabler de travaux pénibles. C`est ainsi qu`il bâtit les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de magasins à Pharaon.
Or, un autre verset nous donne les informations suivantes :
1 Roi 6 :1 Et il arriva, en la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des fils d’Israël du pays d’Égypte, en la quatrième année du règne de Salomon sur Israël, au mois de Ziv, qui est le second mois, que Salomon bâtit la maison de l’Éternel.
Celles-ci sont contradictoires, car il est généralement admis que Salomon régnait vers 970 AEC. Si la construction du Temple de Salomon débute quatre ans après le début de son règne, l’Exode aurait dû avoir lieu 480 ans plus tôt, soit en 1446 AEC (=970-4+480). Cette période ne correspond pas au règne de Ramsès II (1279 à 1213 AEC).
Voilà pourquoi une majorité de spécialistes qui ont tenté de situer les Patriarches dans un contexte historique évitent de se référer aux données disponibles dans la Bible. C’est plutôt en se basant sur les nombreux artefacts retrouvés lors de fouilles archéologiques qu’ils ont établi le cadre général de cette époque au Bronze moyen.
Dans Quiproquo sur Dieu, je démontre pour la première fois que les dates de la Bible sont d’une exactitude remarquable, mais qu’elles ont souffert d’une erreur d’interprétation. On a trop longtemps négligé de prendre en considération le contexte culturel de l’époque pour en comprendre le sens.
S’il nous est tout naturel de comptabiliser le temps en années de 365 jours, il n’en a pas toujours été ainsi. En fait, qu’est-ce que le temps pour un observateur, sinon l’observation et la mesure de cycles qui se répètent? Le plus court est celui du jour, mais son utilisation n’est pas très pratique, car il est difficile à mesurer. Dans la Liste royale sumérienne, certains rois d’avant le Déluge auraient vécu 28 800 ans. La substitution de la notion de cycles à celle d’années confère bien plus de réalisme à la chronologie. C’est ainsi qu’en divisant 28 800 cycles par 365 jours, on obtient une durée de vie bien plus réaliste de 79 ans.
Le cycle lunaire de 29,5 jours est le plus visible et facile à mesurer. Pour des nomades se déplaçant de cité en cité, il devait être beaucoup plus simple de s’en tenir aux cycles lunaires dont la présence céleste est observable sans instrument complexe. C’est ainsi que les durées de vie d’Adam (930 ans) et de Noé (950 ans) ont probablement été comptabilisées en cycles lunaires plutôt qu’en années. En divisant 365 par 29,5, soit 12,4 cycles par année, on obtient les âges respectifs de 75 ans pour Adam et de 77 ans pour Noé. Voilà qui est nettement plus réaliste!
Malgré une apparence toujours un peu surnaturelle, les durées de vie des Patriarches n’ont pas du tout le même ordre de grandeur que celles de Noé et des générations antérieures. On apprend ainsi qu’Abraham a vécu jusqu’à 175 ans et que Sarah a enfanté à 90 ans! Cette échelle aux dimensions un peu moins fantastiques témoigne fort probablement d’un accès à des sources plus récentes et à des données plus fiables. Cette reconstruction laisse supposer que cycle lunaire n’était déjà plus utilisé.
Naïfs ou incapables d’expliquer une telle « mutation », les auteurs de la Genèse semblent quand même embarrassés puisqu’ils se sentent obligés de souligner et de justifier ce changement en déclarant que les hommes auraient maintenant une durée de vie plus « normale »:
Gn : 6:3 Et Yahvé dit: Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair; mais ses jours seront cent vingt ans.
Il est bon de rappeler qu’en Mésopotamie, les calculs se sont longtemps effectués en base sexagésimale (base 60). Il est donc fort possible qu’une erreur d’interprétation – volontaire ou non – soit survenue lors d’une transcription.
En multipliant toutes les données du Pentateuque par 6/10, nombre correspondant au rapport entre les bases 60 et 100, on arrive à des résultats remarquables. Par exemple, une génération de 40 ans x 6/10 devient 24 ans. Abraham ne serait pas mort à l’âge extraordinaire de 175 ans, mais plutôt à 105 ans. Sarah n’aurait pas enfanté Isaac à 90 ans, mais à 54 ans (on sait qu’elle était déjà « vieille » mais que la ménopause peut survenir chez la femme jusqu’à 60 ans).
Si l’on reprend les données de 1 Roi 6 :1 et que l’on situe l’Exode, non pas à 480 ans, mais plutôt à 288 ans (=480×6/10) avant la construction du Temple de Salomon en 966, on tombe cette fois en 1254, soit précisément à l’intérieur du règne de Ramsès II.
Mais si cette théorie semble intéressante, est-il possible d’en faire la preuve?
En corrigeant toutes les dates du récit des Patriarches (pas seulement quelques-unes) afin de les comparer aux données historiques connues sur le règne du roi Hammourabi, je propose une nouvelle interprétation du récit, qui cette fois, colle à la réalité. La précision avec laquelle se vérifient plus d’une douzaine de dates qui s’étendent sur plusieurs générations confirme qu’il ne peut s’agir du hasard.
Par ailleurs, la science de la dendrochronologie nous permet de connaître avec précision les périodes de sécheresse vécues au Bronze moyen. Interprétées correctement, celles-ci correspondent parfaitement aux deux famines vécues par Abraham et Joseph.
Ce texte est une adaptation des pages 101 à 107 de Quiproquo sur Dieu. Copyright © 2009 Bernard Lamborelle
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C’est avec la conviction inébranlable de celui qui se perçoit comme un instrument au service du divin que le Guide suprême de la Révolution islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei, cherche toujours à imposer au peuple d’Iran le choix d’Ahmedinejab, même au prix d’une effusion de sang.
Malheureusement, de trop nombreux dirigeants - en Orient comme en Occident - s’appuient encore largement sur leur foi, plutôt que sur des valeurs humanistes et éthiques, lorsqu’ils sont confrontés à des choix difficiles.
Dans Crainte et tremblement, le philosophe Sören Kierkegaard (1813-1855), reconnu aujourd’hui comme le père de l’existentialisme chrétien, reconnaît que l’homme peut être appelé à prendre des décisions qui vont à l’encontre de l’éthique lorsqu’il s’agit de se soumettre à la volonté divine, car « il n’existe pas de plus grande vérité que celle de Dieu ». Pour Kierkegaard, la vérité n’est donc pas une notion objective, rationnelle comme elle peut l’être pour Hegel, mais plutôt une certitude propre, une intimité située au cœur même de l’individu qui repose sur la relation qu’il entretient avec Dieu.
Comme tout bon fondamentaliste, Kierkegaard développe son argumentation en s’appuyant largement sur la bible, notamment sur le passage où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils. En effet, comment Dieu, source ultime de toute loi, peut-il ordonner ce meurtre qui viole ses propres lois? Confronté à un choix éthiquement inacceptable, Abraham accepte de suspendre temporairement son bon sens naturel et de s’en remettre à la « volonté divine ». C’est dans sa foi intime et profonde, nous dit-on, qu’Abraham puise son courage, car il sait que Dieu ne peut faire d’erreur. C’est donc sa « foi » qui le pousse à mettre de côté sa logique et ses valeurs éthiques et morales pour obéir aux commandements de Dieu.
Dans Quiproquo sur Dieu, notre recherche aboutit à une constatation nettement plus plausible : Abraham n’obéissait pas à un « Dieu », mais à un roi puissant de Mésopotamie qui cherche à garder sous sa férule la terre de Canaan. Du coup, la logique de Kierkegaard s’effondre, entraînant avec elle celle des fondamentalistes religieux qui s’appuient sur la même interprétation fallacieuse des textes pour soutenir leur argumentation.

La mort tragique de Neda Sultani nous rappelle encore une fois qu’il est urgent de militer en faveur d’une Charte de la laïcité afin d’assurer une parfaite étanchéité entre les religions et les organes de pouvoir. Seuls, des institutions véritablement démocratiques et un enseignement éthique de qualité permettront l’instauration d’une paix durable.
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Rarement un symbole religieux aura soulevé autant les passions que le port du voile. Pas surprenant : il s’agit d’un signe extérieur très visible aux messages paradoxaux.
En justifiant cette pratique séculaire par leurs convictions religieuses, ses partisans opposent une fin de non-recevoir à toute argumentation logique qui vise à la condamner.
Il faut reconnaître qu’en Occident, un nombre croissant de femmes musulmanes voient dans le port du voile un symbole d’émancipation, d’appartenance culturelle et d’affirmation de leur foi. Elles revendiquent le droit d’afficher leurs convictions, tout en exprimant dans la foulée, consciemment ou non, un rejet des valeurs occidentales.

Là où le bât blesse, c’est que dans bien des pays islamiques, le port du voile n’a pas du tout le même sens. Il s’agit au contraire d’un symbole qui opprime, restreint et viole le droit des femmes. Imposé par une doctrine misogyne intolérante, il s’appuie sur des préceptes archaïques qui nient aux femmes le droit à l’émancipation.
Mais à quelle catégorie la femme voilée québécoise appartient-elle? Se sent-elle opprimée ou libérée?
Et c’est bien là le nœud du problème. En défendant le port du voile comme un droit fondamental, les musulmanes québécoises appuyées par le mouvement de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) mêlent les cartes et jouent le dangereux jeu des islamistes. Sans le vouloir, elles entretiennent la confusion et offrent aux intégristes de tout acabit le cadre idéal dans lequel ils peuvent poursuivre en toute impunité leur campagne de répression, de dénigrement et de violence.
Mais on ne peut ignorer le drame humain et social qui se joue dans ces pays arabes. Des femmes militantes y mettent quotidiennement leur vie en danger pour réclamer et défendre leurs droits. Elles ont bien besoin de notre aide.
Tant que les mouvements féministes réclameront ce droit au nom d’une vague liberté, il demeurera difficile de s’opposer au port du voile. Une majorité d’organisations et de partis politiques n’oseront se prononcer dans la peur de perdre quelques voix ou d’être perçus comme intolérants ou xénophobes.
Mais n’oublions pas que la liberté des unes ne devrait jamais se revendiquer au détriment de celle des autres. Il appartient donc aux femmes musulmanes du Québec de prendre clairement position et de rejeter d’elles-mêmes le port du voile en guise de solidarité avec leurs consœurs de l’étranger victimes des intégristes, car en portant le voile pour revendiquer leur cause, ne se rendent-elles pas indirectement coupable de non-assistance à personne en danger?
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Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. Dans le contexte religieux, l’homophobie trouve sa source historique dans le Chapitre 19 du récit de la Genèse lorsque Dieu détruit Sodome sous prétexte que ses habitants s’adonnent à l’homosexualité (d’où l’origine du mot « sodomiser »).

Bien que notre société ait grandement évolué, beaucoup d’homosexuels subissent encore les violences de concitoyens intolérants qui s’appuient largement sur les Écrits bibliques pour les humilier et les condamner.¹ Quant aux homosexuels croyants, ils vivent toujours leur foi avec un sentiment de culpabilité.
Quiproquo sur Dieu rétablit enfin les faits. Cet essai historique apporte un éclairage nouveau sur le sujet en donnant son vrai sens à l’histoire de Sodome. La Bible nous apprend que cette ville est « attaquée » à deux reprises : d’abord par quatre rois venus mater ses citoyens et plus tard par « Dieu ».
Le récit de la première attaque peut se résumer ainsi (voir Gn 14) :
Au terme d’une servitude de douze ans imposée par un roi lointain, les citoyens de Sodome se révoltent. Trois autres rois viennent lui prêter main-forte pour les mâter et faire un exemple : ils pillent la ville et s’enfuient avec ses habitants dont fait partie Lot, le neveu d’Abraham. En apprenant que ce dernier a été fait captif, Abraham se lance à leurs trousses, les défait et récupère le butin volé et les personnes.
On s’attendrait à ce que les quatre rois cherchent à se venger, mais contre toute attente, selon l’interprétation classique, c’est « Dieu » qui détruit la ville sous prétexte que ses lois ne sont pas respectées. Et il aura préalablement pris soin de faire Alliance avec Abraham (Gn 15).
Pourquoi « Dieu » paraît-il aussi partial? Car si les gens de Sodome refusent de se soumettre, le reste du récit démontre qu’ils savent témoigner de la gratitude envers Abraham. Celui-ci cherche même à raisonner « Dieu » pour qu’il les épargne.
Dans Quiproquo sur Dieu, j’avance, preuves à l’appui, que Sodome n’a pas été détruite par « la foudre de Dieu » mais par un roi intransigeant qui voulait faire un exemple de cette ville rebelle.
Dans ce contexte, le récit de la deuxième attaque contre Sodome (Gn 19) doit plutôt être interprété comme suit :
Excédés par cette autorité étrangère, les habitants de Sodome refusent de s’y soumettre. Ils cherchent à la défier et à lui envoyer un message clair. C’est donc pour leur faire ressentir l’humiliation de la soumission qu’ils vivent quotidiennement que les habitants en colère choisissent de « sodomiser » les représentants du pouvoir central venus les menacer de les punir.²
Insultés au plus haut point par cet affront, les messagers font part à leur maître de l’état de révolte de la population. Constatant qu’il sera impossible de mater ce début de rébellion, le roi comprend qu’il doit intervenir avec force pour l’exemple : il presse Lot, le neveu d’Abraham, de partir avec sa famille et détruit la ville sans autre forme de procès.
Voilà qui est nettement plus réaliste!³ C’est donc à partir d’une mauvaise interprétation des textes anciens, - où l’on aura confondu les notions de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » - que les croyants auront attribué à « Dieu » la condamnation de l’homosexualité.
Contrairement à l’interprétation théologique classique, la destruction de Sodome n’a donc rien à voir avec la condamnation de la pratique de l’homosexualité ou de la recherche du plaisir charnel. De plus, elle n’est pas l’œuvre de Dieu, mais celle du personnage historique démasqué dans Quiproquo sur Dieu au terme d’une enquête historique passionnante.
Dépourvu de tout fondement religieux, l’homophobie apparaît enfin pour ce qu’elle a toujours été : un réflexe primitif de rejet alimenté par l’ignorance qui ne vise qu’à brimer le droit de l’autre à la différence.
Il est grand temps de redonner ses lettres de noblesse à la ville de Sodome, à ses habitants ainsi qu’à tous les gais et lesbiennes de la terre!

Cet article est dédié à Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, ces deux adolescents iraniens de la province du Khuzestan, qui ont été pendus publiquement sur la place de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, le 19 juillet 2005.
¹ Selon Statistique Canada, le taux de violence subie par les gais et les lesbiennes (242 incidents pour 1 000 habitants) est environ 2,5 fois plus élevé que celle subie par les hétérosexuels (99 incidents pour 1 000 habitants). Quant aux bisexuels, il est 4 fois supérieur (415 incidents de pour 1 000 habitants) à celui des hétérosexuels.
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Plus de trois milliards de croyants reconnaissent en Abraham le père fondateur des religions juives, chrétiennes et islamiques. En effet, on nous apprend depuis toujours qu’il a conclu une Alliance avec Dieu en échange de la « terre promise ». Après six ans de recherche, j’ai accumulé les preuves qui témoignent d’un terrible quiproquo : le « Seigneur » d’Abraham n’était pas un être divin mais bien un roi puissant de l’Antiquité!
J’ai longtemps résisté à la tentation d’en parler avant publication, car la « chose » paraissait si énorme que, sans pouvoir avancer de « preuves » substantielles, j’étais sûr de me retrouver dans une position insoutenable où j’aurais perdu toute crédibilité.
Mais Quiproquo sur Dieu étant enfin disponible en librairie, je me sens libre à présent d’en parler et d’en faire la promotion. Contrairement au Code Da Vinci de Dan Brown, il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction. Les preuves que j’avance sont solides et reposent sur trois démonstrations implacables : logique, chronologique et dendrochronologique.
La preuve logique découle d’une analyse rigoureuse des écrits et de l’interprétation contextuelle d’une époque où les notions mêmes de « dieu », de « demi-dieu » et de « seigneur » étaient floues. Elle permet d’élucider un certain nombre de paradoxes. C’est ainsi que je démontre que les musulmans ont raison lorsqu’ils affirment qu’Ismaël, et non Isaac, est le fils qu’on demande à Abraham de sacrifier.
La preuve chronologique permet de situer les évènements bibliques dans un contexte historique. C’est ainsi que la durée de vie extraordinaire des Patriarches s’explique tout simplement par une erreur d’interprétation. En effet, comme les Babyloniens utilisaient la base 60 pour leurs calculs, toutes les dates de la Bible se transposent dans le système décimal actuellement en usage. Une chimie étonnante s’opère alors et le récit biblique trouve une correspondance parfaite avec l’histoire de la région. Il devient dès lors possible d’identifier le véritable « seigneur » d’Abraham.
Pour sa part, la preuve dendrochronologique s’appuie sur une science qui permet de connaître le climat d’une région en fonction de l’analyse des taux de croissance de ses arbres calculés sur leur section. Compilées par l’Université Cornell, les données recueillies sur de vieilles poutres retrouvées dans la région de Canaan m’ont permis de situer les deux famines rapportées dans la Bible : lorsqu’Abraham arrive en Canaan et deux générations plus tard, lorsque Joseph est en Égypte. Et comme par magie, la correspondance est parfaite avec les preuves logique et chronologique.
Non seulement la précision des données surprend, mais la cohérence de l’ensemble est saisissante. C’est pourquoi je suis persuadé que ce livre aura l’effet d’une « bombe » dans les milieux religieux et académiques.
Si vous avez été séduit par le Code Da Vinci, vous allez être renversé par Quiproquo sur Dieu!
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