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Archives pour la catégorie “Non classé”


Naïma, est cette jeune musulmane égyptienne qui s’est fait expulser du collège St-Laurent après avoir refuser de retirer son voile en classe. Hier soir, elle apparaissait sur les chaines de télé pour réclamer le droit de se vêtir comme elle l’entend.

Lorsque nous faisons partie d’un système de croyances, celles-ci nous paraissent non seulement justes et bien fondées, mais aussi meilleures que les autres. Sinon, pourquoi y adhérer, surtout lorsqu’elles nous imposent des contraintes? C’est évidemment le cas pour l’immense majorité de musulmanes qui portent le voile (au sens large : hijab, niqab et burqa) par conviction, honneur et fierté. Elles sont convaincues de poser un acte de piété « positif » et trouvent sans doute très pénible de se faire dévisager par les passants malvenants.

Ce qu’elles ne semblent pas réaliser, c’est que tous les symboles religieux ostentatoires sont intrinsèquement antisociaux. Ils contribuent par leur « visibilité » à creuser des fossés d’incompréhension dans un monde où l’antagonisme est déjà trop souvent la règle. C’est particulièrement vrai avec l’islam : le port du voile prend une dimension politique importante. Dans la sphère privée, chacun a le droit à ses croyances et à ses opinions, mais porter le voile, c’est clamer haut et fort que l’on accorde préséance à la religion islamique. En plus de se couvrir la tête par pudeur ou respect, la personne voilée affiche clairement ce message: « Je me soumets aux valeurs et aux lois édictées par l’Islam, car elles sont supérieures aux autres. » Ce faisant, le voile sert à établir une hiérarchie où celles qui le portent se situent en haut. Voilà qui peut-être perçu comme une forme de discrimination exercée par une minorité envers la majorité. Et c’est précisément ce sentiment qui dérange.

En se voilant dans la sphère publique, les musulmanes modérées et émancipées donnent l’impression de rejeter nos valeurs et d’adhérer aux idéaux d’une minorité radicale islamiste qui s’empresse de récupérer cette illusion en affirmant haut et fort parler au nom de l’islam et de tous les musulmans. Marc Lebuis, Directeur de Point de Bascule affirme que « Le problème central, c’est la montée de l’islam politique, et non les signes religieux ». Sur le fond il a raison, par contre, il ne faut pas oublier que le voile sert également d’étendard aux mouvements islamistes. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la brutalité avec laquelle la police des mœurs iranienne sévit.

Il serait réducteur de prêter les mêmes motivations à toutes ces femmes. Mais en portant le voile, les musulmanes jouent le jeu des islamistes. Elles se transforment en agentes de propagande efficaces, car elles avalisent tacitement le phénomène de la répression, au détriment de leurs consœurs de l’Iran, de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte qui sont opprimées, abusées et violentées au nom d’un islam fondamentaliste, misogyne et rétrograde. Et quand elles vont jusqu’à militer pour revendiquer « le droit » de s’enfermer, c’est un message de soutien encore plus fort qu’elles envoient à ces barbares.

Bien entendu, par nos prises de positions et nos actions quotidiennes, nous pouvons faire partie du problème ou de la solution. Nos mesures de sécurité obsessives, notre regard méprisant, notre méfiance malsaine et notre rejet à peine voilé « des arabes » renforcent la solidarité musulmane et la montée du fondamentalisme. En mettant « les islamistes » au banc des accusés, sans clairement tendre la main aux modérés, nous risquons de causer un préjudice irréparable. En feignant d’ignorer le problème, notre gouvernement aggrave la situation, car nos alliés naturels – les musulmans qui ont cherché refuge dans nos sociétés afin de fuir ces régimes fascistes – font les frais d’un ressentiment généralisé.

J’aimerais inviter Naïma et toutes les femmes musulmanes « libérées » à poser un geste concret et ne pas porter le voile ce lundi 8 mars, en guise de solidarité pour celles qui croupissent sous le voile du viol et qui ne connaîtront probablement jamais le luxe de pouvoir choisir…

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J’ai été invité à donner une conférence Quiproquo sur Dieu, le 10 février 2010 à 19h30, au Collège Laflèche de Trois-Rivières dans le cadre des Grandes Rencontres.

Cette conférence s’adresse à tous ceux qui se passionnent pour l’histoire ou les origines des religions. Y trouveront également matière à réflexion les personnes qui se sentent interpellées par des sujets aussi variés que l’homophobie, la situation palestino-israélienne, et le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse. Une période de questions suivra, auxquelles l’auteur se fera un plaisir de répondre.

QUAND : mercredi 10 février 2010, à 19 h 30

: au Collège Laflèche, 1687 boulevard du Carmel, Trois-Rivières G8Z 3R8

COÛT : Entrée libre. Frais de stationnement : $2

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Voilà l’occasion idéale pour venir discuter et échanger avec moi!

Vous me trouverez au stand 538 (ADL) ce samedi de 12-14h.

Au plaisir!

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Michel Virard, président de l’Association Humaniste du Québec et auteur de la recension du livre parue dernièrement dans la revue « Le Québec Sceptique » m’a aimablement invité à inaugurer leur saison de conférences 2009-2010.

Vendredi soir, par une soirée automnale pluvieuse, une trentaine de personnes se sont déplacées, ont payé leur place et ont envahi les locaux quelque peu exigus, mais fort sympathiques de l’AHQ pour assister à ma toute première conférence sur le sujet. La petite salle était comble, signe que la controverse est toujours un sujet porteur. Parmi ceux qui m’ont fait l’honneur de leur présence, se trouvaient quelques membres du mouvement des Sceptiques du Québec, des professeurs de philosophie, de sociologie, de physique atomique, ainsi qu’un prêtre. Bref, je faisais face à un public averti qui ne m’était pas acquis d’avance.

J’étais quelque peu nerveux, car l’enjeu étant de taille: la position audacieuse que j’étais venu défendre était en quelque sorte indéfendable. En effet, qu’un ingénieur vienne prétendre que le « Dieu » d’Abraham n’était pas un être divin, mais plutôt un roi de Mésopotamie, frise l’insolence.

En guise de présentation, j’ai décrit la démarche personnelle qui m’a amenée à entreprendre cette recherche, puis à écrire ce livre. J’ai ensuite fait le point sur l’état des recherches de l’exégèse moderne et de son évolution, en insistant sur le fait que tous les efforts du concordisme visant à confirmer l’historicité du récit biblique par l’archéologie avaient été voués à l’échec. En effet, toutes les tentatives pour prouver l’existence d’Abraham ou de sa pensée fondatrice ont été abandonnées depuis les années 1970.

J’ai ensuite présenté les éléments de preuve qui permettent de conclure que le récit des Patriarches était, à l’origine, non pas un récit religieux, mais un document légal. Selon moi, ce document avait pour principal objectif de rendre officielle la nomination d’Abraham au poste de gouverneur de la région de Canaan. En légitimant son droit à la terre, ce document revêtait une importance considérable aux yeux du peuple hébreu. La précision des détails conduisant à cette interprétation est telle qu’ils n’auraient pu résister à une transmission orale. Il nous faut donc admettre que ce document fut rédigé beaucoup plus tôt que ce que l’on admet généralement, dans le but d’assurer sa pérennité. Mais comme le suzerain d’Abraham s’attribuait certaines caractéristiques divines, le récit aura pris avec le temps des proportions mythiques. Il sera finalement amalgamé à d’autres récits et légendes mésopotamiennes, quelques siècles avant notre ère, lors de la compilation et de la rédaction du Pentateuque.

Durant la période des questions qui a duré près d’une heure, personne n’a montré d’impatience. Parmi les nombreuses questions soulevées figurait la possibilité de préservation et de transmission d’un tel récit. L’échange animé a vraisemblablement plu aux participants qui sont repartis satisfaits. Un constat fort intéressant semble découler de cette discussion nourrissante: mon profil d’ingénieur ne me prédisposait aucunement à développer et défendre une pareille thèse. En revanche, cette faiblesse apparente s’est révélée être une force. C’est effectivement sans présupposés aucuns que j’ai pu aborder l’épineuse question de l’historicité du récit. J’ai traité le sujet en suivant une méthode purement scientifique: le concret, l’analyse de données objectives, les mathématiques. Tout cela m’amène à une conclusion réaliste qui, aux dires des personnes présentes, mérite d’être entendue.

Voici les résultats du formulaire d’appréciation que les participants étaient invités à remplir :

91% ont qualifié la conférence de très bonne (70% excellente, 21% bonne, 0% passable, 0% médiocre)

94% la recommanderaient à des amis

La note la plus basse: 79% pour l’emplacement : un peu exigu, mais fort intime.

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Le lancement du livre a eu lieu ce lundi 4 mai dans les locaux de la superbe lunetterie Georges Laoun, située au sein du Musée des Beaux Arts de Montréal, rue Sherbrooke. L’endroit était fort approprié compte tenu du fait que le livre propose une « relecture » du récit des Patriarches. De nouvelles lunettes étaient donc de mises!

Le lancement a été un franc succès. Plus d’une soixantaine d’invités nous ont honoré de leur présence pour célébrer ce moment. Je tiens particulièrement à remercier la famille Laoun pour sa grande générosité, monsieur John Fossey, Conservateur - archéologie (cultures anciennes) pour son mot de bienvenue ainsi que monsieur Francis Mailloux pour nous avoir généreusement prêté quelques pièces de la collection du Musée des Beaux Arts de Montréal qui ont  contribué à créer l’ambiance historique.

Si l’énergie positive ressentie tout au long de la soirée se maintient, tous les espoirs sont permis.

On peut se procurer QSD chez tous les bons libraires ou en ligne sur BlogAuteurs!

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Quiproquo sur Dieu vient de franchir une grande étape : le compte à rebours du lancement est bel et bien entamé. Quiproquo à quitté l’atelier d’illustration et de mise en page d’Olivier Lasser pour s’élancer dans le cyber espace jusqu’aux imprimeries Marquis de Cap St-Ignace!

Rendez-vous le 5 mai prochain pour le lancement officiel…

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