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Il faut rouvrir le débat!
Publié par bernardlamborelle dans Éthique et religion, tags: Abraham, archéologie, Bible, Finkelstein, Patriarches, religion, YahvéUn article de l’Actualité (Janvier 2009) signé par Roch Côté explique qu’il serait grand temps de reconnaître les Écrits bibliques pour ce qu’ils sont - de simples fables allégoriques - plutôt que de chercher à les prendre comme témoins de l’histoire.
En effet, il apparaît de plus en plus clair pour les scientifiques que ces textes sacrés n’ont aucune base historique. Le récit des Patriarches aurait été rédigé aux environs de 600 avant l’ère courante, dans le but de justifier l’appartenance des Hébreux à la terre d’Israël. Ils en tiennent pour preuve le grand nombre d’incohérences et d’anachronismes qui y sont relevés et le fait qu’aucun texte, statue, effigie, ruine, ou fresque de cette époque n’a jamais été retrouvé qui témoigne de l’existence des Patriarches ou de leur pensée révolutionnaire. C’est pourtant dans ce récit que Yahvé se révèle à Abraham pour conclure une Alliance avec lui, en reconnaissance d’une foi exclusive, absolue et inébranlable. Véritable assise des religions monothéistes, juifs, chrétiens et musulmans reconnaissent en cet épisode l’élément fondateur de leur religion et confèrent aux Patriarches le titre bienveillant de « pères fondateurs ».
Ce qui surprend, ce n’est pas tellement les propos rapportés de l’archéologue Finkelstein, mais plutôt de constater que cette « nouvelle » idéologie est accueillie avec enthousiasme par les théologiens et les exégètes modernes. C’est le monde à l’envers! Ceux qui ont voué leur carrière à l’analyse de ces textes sacrés semblent aujourd’hui trouver « tout naturel » ce verdict définitif. Pourtant, ces même scientifiques tenaient un discours fort différent il n’y a pas si longtemps. Dans les années 1950 à 1970, tous les espoirs étaient permis et chaque découverte qui venait « confirmer » la véracité de la Bible semait l’émoi dans les médias et réjouissait les croyants.
Résignation devant un constat d’échec accablant? Et si l’on préférait fermer les yeux plutôt que de se risquer à découvrir une vérité qui dérange? Il est certainement beaucoup plus confortable de continuer à croire à des préceptes aux origines incertaines que de devoir affronter une réalité qui remettrait en question nos croyances.
Cette résignation n’en est pas moins troublante. Est-il vraiment réaliste de croire qu’une poignée d’hommes à l’origine de l’une des plus importantes révolutions religieuses de l’histoire de l’humanité n’aient laissé derrière eux aucun vestige? Si ces écrits avaient été rédigés de toutes pièces à partir de légendes, de mythes ou de fables, comme certains le prétendent, pourquoi les auteurs de la Bible n’en auraient-ils pas profité pour leur donner plus de cohérence? N’est-ce pas précisément ce que les musulmans reprochent à la Bible? Pourquoi ces auteurs se seraient-ils embarrassés d’un tel ramassis de contradictions?
Depuis le fameux débat entre Jimmy Swaggart et Ahmed Deedat, en 1986, on assiste à des spectacles de réfutation où les érudits du Coran soulèvent, avec une certaine satisfaction, les nombreuses contradictions de la Bible.

                  (Introduction au débat)
Il ne fait aucun doute que le récit des Patriarches baigne dans les incohérences et les anachronismes. C’est du moins l’impression qu’il en ressort lorsqu’on aborde les textes dans l’optique théologique traditionnelle. Mais si aucune preuve historique des Patriarches n’a été retrouvée, ne serait-ce pas plutôt parce qu’on a tout simplement suivi une fausse piste?
N’oublions pas que cette histoire se déroule à l’âge du Bronze moyen, il y a de cela plus de 3 500 ans. Est-ce possible que le contexte historique de l’époque ait été mal compris? La boîte de Pandore entrouverte, les apparentes incohérences vont-elle révéler leur véritable secret?
Dans « Quiproquo sur Dieu », un essai historique à paraître en mai 2009, nous allons nous employer à étudier ces possibilités.
L’histoire n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.
Suivre le lien pour un extrait de l’article de l’Actualité…


















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Il est malheureusement difficile de sortir les gens de leurs vieilles pantoufles, même s’ils savent que les explications données ne concordent pas nécessairement. Une religion peut être plus qu’une simple culture, c’est aussi un appui psychologique. En effet, il n’est pas rare d’entendre les gens dire qu’il croit en Dieu, mais qui ne vont pas nécessairement à l’église, car juste le fait de croire en quelque chose leur permet d’avancer dans la vie. Une religion est une invention et cette dernière leur démontre qu’il y a quelqu’un là -haut qui les protège, les soutient et les aime. Aujourd’hui, pour certains citoyens, la religion perd de sa pratique, mais pas de sa présence dans leur foi. Est-ce un manque de confiance en soi ou simplement un problème de pratique?